Renouvellement des instances au Sénat

Suite aux  élections sénatoriales du 24 septembre, le renouvellement des instances a eu lieu avec prioritairement l’élection du Président du Sénat.

Gérard Larcher était candidat à sa propre succession. Il a brillamment été réélu avec 223 voix sur 348.

Je me félicite, comme la majorité de mes collègues de ce résultat.

Le lendemain, les membres du bureau, les questeurs ont été élus.

Jeudi 5 octobre, je suis très fier d’avoir été élu Secrétaire de la Commission Economique du Sénat, commission présidée par Madame Sophie Primas, Sénatrice élue sur la liste de Gérard Larcher.

EXTRAIT DU DISCOURS DE GERARD LARCHER ELU A LA PRESIDENCE DU SENAT

« Il y a trois ans, je prononçais ici même mon discours de Président de la nouvelle assemblée élue et j’utilisais ces mots : « Il faut relever le Sénat pour faire faire vivre le bicamérisme. C’est l’esprit de la feuille de route que je vous propose de suivre ensemble, nous, les 348 sénateurs.
… Le projet que je vous ai proposé repose sur deux principes qui me paraissent devoir structurer notre rôle : être garants de l’équilibre des pouvoirs, être garants de l’équilibre des territoires…. L’équilibre des pouvoirs, indispensable au fonctionnement démocratique de la République, a besoin d’une voix différente : celle du Sénat.
…. Le Sénat est, à mes yeux, le stabilisateur institutionnel indispensable à une démocratie apaisée. Il protège les citoyens des lois de pulsion votées dans la précipitation, sous la pression populaire ou médiatique du moment, des excès éventuels de l’exécutif influencé par la proximité d’élections nationales ou par sa chute dans des enquêtes d’opinion.
… La force du Sénat est aussi de savoir résister aux artifices temporaires de communication ou aux effets de mode qui parfois caricaturent le passé, idéalisent le présent et feraient croire qu’on passe soit de « l’ombre à la lumière », soit de « l’ancien monde au nouveau monde ».
L’indépendance du Sénat, la liberté des sénateurs, telle est notre différence. Je resterai le garant de cette différence sénatoriale que certains brocardent ou nous reprochent parfois, mais qu’au fond beaucoup nous envient.
Nous sommes les représentants de la France de la proximité, de la France du concret, de la vie quotidienne des Français dans chacune de leurs communes….  Le développement équilibré de nos territoires, que ce soit en métropole ou dans nos outre mer est indissociable de l’idée que nous nous faisons de la Nation et de son unité.
Nous ne pouvons accepter que des parcelles de France se sentent aujourd’hui oubliées, « à côté » que certains de nos compatriotes aient le sentiment de ne plus compter, et donc de ne plus être concernés. La fracture territoriale est un poison lent qui mine notre pays et fissure notre modèle républicain.
Nous sommes les représentants des collectivités territoriales, les représentants des élus. J’ai la conviction que le maillage territorial que représentent les élus locaux peut seul nous permettre de reconnecter tous les territoires à la République.
…Pour que le pays avance, (il en a besoin, eu égard à la désespérance et au chomage de masse que nous connaissons depuis tant d’années à, il faut que l’intérêt de la France prime sur toute autre considération, notamment dans les relations entre l’exécutif et le Parlement, particulièrement le Sénat.
Les Français demandent plus de liberté, moins de contraintes, moins de règlementations. Les élus que vous avez sentis usés, fatigués, parfois désespérés veulent plus de stabilité. Ils demandent de l’autonomie et de la prévisibilité. Ils attendent que l’on fasse confiance à ce qu’a contruit depuis 35 ans la décentralisation qu’il faut préserver et fortifier. C’est aussi l’une de nos responsabilités dans cette assemblée.
Il faut rétablir une relation de confiance entre l’exécutif et les élus locaux. Le Sénat doit être un facilitateur, un pont pour que confiance et respect nous permettent d’instaurer des relations apaisées, positives.
Nous avons, nous parlementaires, un devoir d’exemplarité. Beaucoup a été fait ici et nous poursuivrons les réformes engagées, mais il faut cesser d’affaiblir le Parlement. Le populisme s’est toujours nourri de l’antiparlementarisme. Prenons garde de ne pas abimer la démocratie parlementaire. C’est notre bien commun, il nous faut la protéger. La dignité de chaque parlementaire c’est pour le Président que je suis une exigence et un engagement que je prends devant vous."