Conflit des gilets jaunes : Situation des commerçants

Vendredi 7 décembre, avec mon collègue Jean Sol, nous avons reçu une délégation de 3 commerçants et responsables d'enseignes sur le secteur de Claira.

Ils nous ont exposé une situation inquiétante, pour ne pas dire alarmante. Leurs commerces ont été quasi inaccessibles durant les 3 derniers week-ends, entraînant une perte de chiffre d'affaires qui pourrait les amener, si cette situation devait perdurer à licencier leur personnel.

Ils nous ont indiqué qu'ils craignaient que leur service de sécurité ne soit pas suffisant pour protéger leur personnel et les clients qui pourraient venir.

Ils nous ont demandé de saisir Monsieur le Préfet, ce que nous avons fait sur la base du mail ci-dessous :

U R G E N T

Monsieur le Préfet,
 

Nous venons de recevoir une délégation de la zone commerciale de Claira Rivesaltes que votre directrice de cabinet Edwige Darracq a rencontrée le mercredi 28 novembre dernier.

Comme vous le savez, depuis la situation sociale et économique s’est dégradée dans tout le pays et tout particulièrement dans notre département.

Les professionnels et chefs d’entreprise de toutes les zones économiques et commerciales nous alertent sur les difficultés qu’ils rencontrent pour l’approvisionnement, l’arrivée des camions, la logistique et ces blocages impactent très directement les emplois de l’ensemble de ces entreprises.
Demain samedi ces commerçants craignent des mouvements que leur propre service de sécurité ne pourront pas seul endiguer pour la protection de leur personnel, de leurs clients et de leur magasin.

C’est pour cette raison que nous tenons à vous alerter afin que des forces de l’ordre soient déployées sur ces différents sites.

Par ailleurs, les difficultés de ces chefs d’entreprise doivent faire l’objet à notre avis de mesures particulières qu’il convient déjà de mettre en œuvre, les reports d’échéance ne suffiront pas et nous pensons qu’il faut déjà acter le principe d’une procédure de dégrèvement qui seule peut sauver les entreprises et les emplois y afférents.

Cette procédure d’urgence pourrait être proposée au Gouvernement et comprendrait la constitution d’un dossier qui ferait l’objet d’une étude au sein d’une commission regroupant les différents services concernés, élus, les professionnels et DGFIP. Cette procédure constituerait une mesure immédiate qui permettrait de répondre aux entreprises en difficulté et de sauver les emplois. La commission pourrait se prononcer sur dossier.

Dans l’histoire de notre département, nous croyons nous souvenir que cette commission avait été mise en place en matière agricole pour le dégrèvement notamment des taxes du foncier non bâti lors d’événements et avaient permis de sauver beaucoup des exploitations.
Nous savons toute l’attention que vous porterez à notre requête et à nos propositions et nous sommes à votre disposition pour vous rencontrer afin d’examiner la situation inquiétante pour le tissu économique de notre département.

Recevez Monsieur le Préfet l’expression de nos meilleurs sentiments.

François CALVET et Jean SOL
Sénateurs des Pyrénées Orientales


Par retour instantané de mail, Monsieur le Préfet nous a confirmé qu'il avait bien entendu leurs doléances et qu'il faisait le nécessaire en termes de sécurité et de mise en place d'une commission qui pourrait analyser les pertes d'exploitation.