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Participation au Grand Débat

Les Républicains ont mis en place un groupe de travail dans le cadre du Grand Débat, sous la présidence d’Annie Genevard. Ils ont désigné 4 sénateurs, 4 députés et des personnalités issues des territoires.

J’ai été désigné avec 3 de mes collègues sénateurs pour apporter notre contribution.

La première réunion a eu lieu ce mercredi 23 janvier au siège des Républicains 238, rue de Vaugirard.

Au-delà des propositions que nous allons faire, j’ai souligné que la situation était grave et qu’il faudrait, à un moment donné, répondre concrètement à certaines des revendications des gilets jaunes pour retrouver le calme et la sérénité dans notre pays.

Prochaine réunion, mardi prochain 29 janvier, sur le thème du pouvoir d’achat.

Grand Débat à Souillac dans le Lot

Vendredi 18 janvier dernier, avec une belle délégation des maires du 66, nous nous sommes rendus à Souillac pour participer au grand débat car nous souhaitons que notre pays retrouve le calme et là sérénité et que le Président de la République apporte des réponses concrètes à même de redonner de l’espoir à certains de nos concitoyens.

Extrait de l'article de Sophie Coignard publié dans Le Point du 17 janvier 2019 concernant le Sénat

Dans le Point du 17 janvier 2019, Sophie Coignard a publié un excellent article concernant le Sénat dont vous trouverez ci-dessous quelques extraits :

« … Le président du Sénat connaît le rôle modérateur et médiateur qu’il peut jouer dans une séquence politique inflammable, et il n’est pas homme à souffler sur les braises. En même temps, il ne peut pas ignorer non plus le mauvais sort réservé à la Chambre haute dans la lettre aux Français rédigée par Emmanuel Macron. « Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ? » interroge le président dans une des nombreuses questions qu’il soumet à la réflexion des Français.

Quelle maladresse de mettre dans le même sac ces deux institutions, pourtant si différentes ! Tout d’abord, les sénateurs sont élus, au suffrage indirect certes, tandis que les membres du Cese sont nommés par le gouvernement, les syndicats, les organisations professionnelles et les associations. Certaines de ces nominations tiennent d’ailleurs plus du copinage ou du recyclage que de la compétence. Ensuite, le chef de l’Etat, qui s’est accroché avec Gérard Larcher sur le projet de réforme constitutionnelle – et qui devra encore composer avec lui sur ce sujet, une fois clos le grand débat -, a aujourd’hui besoin du Sénat et de ce qu’il représente, comme assemblée représentant les territoires, pour renouer le dialogue avec les Français, par l’intermédiaire des maires et des élus locaux, comme il a su le faire mardi dans l’Eure. Enfin, il se souvient forcément que le référendum perdu qui a entraîné la démission du Général de Gaulle en 1969, concernait en partie la fusion du Sénat et du Conseil économique et social en une assemblée uniquement consultative.

Le Cese, depuis, a été vertement critiqué pour son coût dispendieux et son utilité toute relative… »

« …Le Sénat, en revanche, s’active et travaille, comme en témoignent les nombreux travaux parlementaires de qualité et le soin apporté à l’examen des textes… »

« …Il sait jouer son rôle de contre-pouvoir avec mesure et talent… »

Soirée de rentrée 2019 au siège des Républicains

Mardi 15 janvier, en soirée, Laurent Wauquiez avait convié les parlementaires LR au siège des Républicains pour nous présenter ses vœux.

C’est avec plaisir qu’avec Jean Sol, nous avons pu saluer Gérard Larcher, Bruno Retailleau ou Christian Jacob...

Lettre de Laurent Wauquiez sur la situation de notre pays

Notre pays se déchire et s’enfonce semaine après semaine un peu plus dans la crise. Si le président de la République avait écouté dès le début, nous n’en serions pas là. Les mauvais génies ont été libérés ; le gouvernement met de l’huile sur le feu et les extrêmes poussent le pays vers le chaos. Tout cela peut très mal finir.

Il faut que des voix se lèvent pour ramener calme et sérénité.

La première responsabilité est celle d’Emmanuel Macron. Le président doit retrouver le sens des responsabilités, cesser les provocations et les coups de mentons, respecter enfin les Français et changer profondément sa politique. Il a ouvert un gouffre dans la confiance envers les politiques. Les affaires, que ce soit au Parlement européen pour certains, au niveau national pour d’autres, les dépenses choquantes à l’Elysée, certains salaires disproportionnés exaspèrent. Les politiques doivent s’appliquer à eux-mêmes ce qu’ils demandent aux Français.

De l’autre côté, les gilets jaunes. Ce mouvement a porté des revendications légitimes, la reconnaissance du travail, le ras-le-bol fiscal, l’abandon des territoires. Tout cela est juste. Mais les casseurs dénaturent ce message. Cette violence ne peut plus continuer. Les représentants des gilets jaunes doivent la condamner sans la moindre ambiguïté et tout mettre en œuvre pour sortir les casseurs de leurs rangs. En démocratie, s’exprimer est un droit mais respecter est un devoir.

Enfin, il faut d’urgence se mettre sur le chemin des vraies réponses. Les primes gouvernementales à coup de déficits publics ne résolvent rien. Le soi-disant grand débat dont les questions ont été déjà triées – comment ne pas aborder les questions d’immigration ? – risque d’être un grossier artifice. Nous faire croire que la seule réponse c’est de changer les institutions, là où les cahiers de doléance sont pleins des sujets de pouvoir d’achat, n’est pas raisonnable.

Si l’on veut ramener le calme, il faut répondre aux trois cris de colère poussés par les Français.

Le premier, c’est de lutter contre le gaspillage de l’argent public pour baisser les impôts. Emmanuel Macron n’est pas impopulaire pour avoir réformé, il est impopulaire pour avoir augmenté les impôts de façon injuste. Pour les baisser, il faut baisser la dépense publique, ce qui ne signifie pas moins de services publics. Il faut être plus efficace, lutter contre les normes absurdes, retrouver du bon sens.

Le second, c’est que la République veille à nouveau sur tous les territoires, la ruralité, nos villes moyennes. La France pour rester la France ne peut pas abandonner des pans entiers de la République. Il faut arrêter de piloter depuis les ministères. Cela suppose un vrai plan d’investissement dans nos territoires pour l’accès à la santé, la téléphonie mobile, les routes. Et le gouvernement doit revenir sur cette mesure des 80 km/h, une des premières allumettes qui a mis le feu.

Enfin, il faut revaloriser le travail. Cela suppose un discours courageux. Notre système de solidarité ne peut plus encourager l’assistanat. Cette revalorisation du travail doit se faire pour tous et non comme les primes du gouvernement viennent de le faire en laissant de côté les classes moyennes.

Des retraités qui ont travaillé toute leur vie ne peuvent être condamnés à une retraite de misère, des gens qui travaillent ne peuvent se dire à la fin du mois qu’ils auraient gagné plus en restant chez eux, des étrangers qui n’ont jamais cotisé ne peuvent bénéficier du même accès à notre système de santé.
Il y a un vers du poète Hölderlin que j’aime : « Là où croit le péril, croit aussi ce qui sauve ». De cette crise, nous devons faire émerger les vraies réponses pour le pays. Retrouver nos vraies valeurs : le travail, l’effort, le respect. Mais pour cela, il faut que les esprits se calment et que nous retrouvions de la sérénité.

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