Communiqué de presse sur la situation en France

Depuis des années, dans mes fonctions de maire, j’ai eu à faire face à des situations dans lesquelles les gens n’étaient pas forcément d’accord avec les décisions que je prenais avec mon conseil municipal.

J’ai toujours, à ce moment-là, immédiatement, ouvert le dialogue et  ai écouté leurs doléances.  Quand, après la discussion, je me suis rendu compte que je me trompais, que la solution qu’ils proposaient, présentait plus d’avantages que la mienne, je suis revenu devant mon conseil municipal pour leur faire le compte rendu de ces rencontres et je n’ai pas hésité à modifier, adapter ou annuler notre décision.

Mon égo n’en a pas souffert puisque notre mission première est de protéger notre population dans le respect de l’intérêt général.

Bien sûr, cela n’a rien à voir certainement avec l’importance des affaires nationales, mais le fonctionnement de l’Etat devrait être calqué sur le même principe, car on ne peut pas gouverner contre son peuple. En ma qualité de parlementaire, j’ai également reçu, chaque fois qu’ils me l’ont demandé des délégations ou responsables et j’ai écouté leur position. J’en ai fait état auprès de mon président de groupe ou de mon parti afin que soient prises en compte ces aspirations de la base dans la mesure du possible.

Aujourd’hui, ce Gouvernement fonctionne sans l’avis des corps intermédiaires, que ce soit le Parlement, les syndicats ou les collectivités. Il paraît ne pas avoir l’expérience du terrain que l’on acquiert avec l’exercice des mandats locaux et se retrouve seul face à une contestation qui monte en violence.  Par orgueil, il n’a pas pris de mesure d’apaisement comme nous l’avons fait au Sénat en votant contre l’augmentation des taxes.

Si le Président de la République n’en tient pas compte, les ravages dans l’économie seront irrémédiables.

Je condamne comme vous tous la violence et les images désastreuses, du saccage de l’Arc de Triomphe. Je soutiens les forces de police qui n’en peuvent plus. Il faut arrêter cette situation et éviter un 3ème samedi noir.