09Sept10
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La rentrée scolaire dans l'Education nationale : priorité à la réussite de chaque élève |
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En cette rentrée, 12 millions d'élèves ont rejoint les écoles, collèges et lycées de notre pays. Ils sont accueillis par plus d'un million d'enseignants, de personnels d'éducation, d'administration et de direction.
Toute la communauté éducative s'est préparée à cette rentrée, pour que chaque élève débute l'année scolaire 2010/2011 dans les meilleures conditions. Lors de sa conférence de presse, mardi 31 août, Luc CHATEL a réaffirmé la priorité de la politique éducative du Gouvernement : assurer la réussite de chaque élève. Cette ambition repose sur trois piliers : - développer la personnalisation du suivi, pour mieux répondre à la diversité des élèves et aider chacun d'eux à trouver sa voie ; c'est tout le sens de la réforme du lycée qui entre en vigueur en cette rentrée ; - donner davantage d'autonomie aux établissements pour trouver les réponses les plus adaptées aux besoins des élèves ; - construire une politique de ressources humaires ambitieuse avec des enseignants mieux payés, mieux formés et mieux accompagnés. L'avenir de notre jeunesse est au coeur de la politique du Gouvernement. Les réformes engagées au lycée, les innovations dans les domaines de la pédagogie, de la vie scolaire et des ressources humaines visent un seul et même objectif : donner à chaque élève le bagage pour affronter l'avenir. Quelques chiffres : 59,6 milliards : c'est le budget de l'Education nationale pour l'année 2010 196 millions : c'est le montant global pour améliorer les rémunérations des professeurs, de leur 1ère année jusqu'à 7 ans d'ancienneté. 509 000 : c'est le nombre d'élèves en seconde à la rentrée 2010 | ||
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09Sept10
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Retraites : la place du système de retraite français dans le paysage européen |
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Dans la quasi-totalité des réformes accomplies à l'étranger, il a été décidé d'augmenter progressivement l'âge d'ouverture des droits à la retraite. C'est le cas :
- en Espagne (passage progressif de 65 à 67 ans) - aux Pays-Bas (passage progressif de 65 à 67 ans) - au Royaume-Uni (passage progressif de 65 à 68 ans) - en Suède (passage à 61 ans) Parler d'âge de la retraite lorsque l'on parle de réforme des retraites est donc une idée partagée par tous nos voisins. Une fois la réforme des retraites menée à son terme, le système français continuera d'être l'un des plus favorables d'Europe. On le voit, l'âge d'ouverture des droits en France, qui sera de 62 ans en 2018, restera parmi les plus bas d'Europe. La comparaison avec l'Allemagne, souvent cité en exemple, est révélatrice, et mérite d'être détaillée. Dans ce pays, l'âge d'ouverture des droits est aussi celui du taux plein. Il est aujourd'hui de 65 ans, et sera porté à 67 ans d'ici 2029. Le système allemand propose, comme en France, des départs anticipés pour carrières longues. Aujourd'hui, les personnes qui ont cotisé 35 ans ou plus peuvent liquider leur pension à 63 ans, mais avec une décote liée à l'âge (7,2% pour un départ à 63 ans aujourd'hui ; 3,6% pour un départ à 64 ans). En 2031, les personnes qui auront cotisé 35 ans pourront toujours partir à la retraite à 63 ans, mais avec une décote plus forte (14,4% pour un départ à 63 ans), tandis que les personnes qui auront cotisé 45 ans devront attendre 65 ans pour liquider leur pension sans décote. En dehors de ces deux dispositifs, l'âge d'ouverture des droits sera de 67 ans. Dans un grand nombre de pays, les réformes ont été menées par des gouvernements de gauche. En Espagne, Felipe GONZALEZ a fait adopter en 1995 le relèvement de l'âge de départ à la retraite à 65 ans. José-Luis ZAPATERO a annoncé un projet de relèvement supplémentaire progressif de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans. En Italie, après la réforme menée par une coalition de centre-gauche en 1992, Romano PRODI a décidé en 2007 de poursuivre le relèvement de l'âge de la retraite. In n'existe guère de dispositif national de départ anticipé chez nos voisins européens pour raison de santé, ces situations étant couvertes plutôt par l'assurance invalidité, ou par l'existence de régimes spéciaux, comme en Italie. Le dispositif de départ anticipé pour pénibilité du projet de loi constitue bel et bien une avancée inédite en Europe ! | ||
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07Sept10
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François Calvet relaie auprès des maires le communiqué de presse de Christine Lagarde qui répond aux interrogations des élus locaux sur la taxe d'habitation |
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En réponse aux demandes des élus locaux, Christine LAGARDE, Ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, a précisé les conséquences, en matière de taxe d'habitation, de la réforme de la fiscalité locale votée en loi de finances pour 2010.
Dans le cadre de cette réforme, la taxe d'habitation, auparavant partagée entre les départements et les communes, sera désormais perçue exclusivement par le secteur communal à compter du 1er janvier 2011. Ainsi, la part départementale de la taxe d'habitation sera transférée aux communes et aux intercommunalités, et les départements bénéficieront, en contrepartie, d'autres recettes d'un montant équivalent. Ce transfert n'affectera pas la charge fiscale globale pesant sur les contribuables ni les ressources des collectivités territoriales, qui sont garanties par l'Etat. En particulier, le produit global de la taxe d'habitation restera constant. En cohérence avec la nouvelle répartition des impôts locaux issue de la réforme, les abattements décidés par les conseils généraux à l'échelle de qhaque département, afin notamment d'alléger la charge fiscale des familles et des contribuables modestes, ne trouveront plus à s'appliquer et seront remplacés par ceux décidés par la commune et par l'intercommunailté. Christine LAGARDE a confirmé que cette substitution est susceptible d'avoir une incidence - de l'ordre de quelques euros ou dizaines d'euros à la hausse ou à la baisse - sur la cotisation de taxe d'habitation due par certains ménages. Elle a précisé que la plupart des contribuables modestes ne sont pas concernés. En effet, plus de dix millions de ménages sont exonérés ou bénéficient d'un plafonnement de taxe d'habitation en fonction de leur revenu fiscal de référence. Dans le cas où le régime d'abattement décidé par le département était moins favorable que celui de la commune, la taxe d'habitation payée par les contribuables à compter de 2011 diminuera, sans perte de ressources pour la commune qui bénéficiera d'une compensation intégrale de la part de l'Etat. Dans le cas contraire, il appartiendra à la commune et à l'intercommunailté d'adapter, si elles le souhaitent, leur politique d'abattements afin de maintenir constante la charge supportée par les ménages. | ||
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16Juil10
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Réaction de Nicolas Sarkozy suite au débat sur les retraites |
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Dans un précédent courrier, François CALVET avait tenu à relayer auprès de Nicolas SARKOZY les documents relatifs à la réunion organisée au Soler sur le thème des retraites, en présence de Frédéric LEFEBVRE, porte-parole de l'UMP.
Aussi, dans une correspondance en date du 13 juillet dernier, le Président de la République a souhaité remercier François CALVET de son initiative renouvelée de mener des débats démocratiques sur des thèmes qui lui sont chers. Celui des retraites, notamment. Il se réjouit de constater la mobilisation d'un grand nombre de responsables politiques locaux pour sensibiliser nos compatriotes à la réforme présentée le 13 juillet en Conseil des ministres. Nicolas SARKOZY a souligné la confiance et l'implication constante de François CALVET auprès des concitoyens apportant ainsi au Président un soutien précieux et une détermination à poursuivre sa mission pour mener à bien le mandat que les Français lui ont confié. Et d'ajouter, "je sais pouvoir compter sur votre disponibilité et votre engagement pour défendre, auprès de notre famille politique, et plus largement auprès des Français, les valeurs fondatrices qui inspirent et guident mon action. Je vous en exprime toute ma gratitude ainsi que mes très sincères et chaleureux remerciements". | ||
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08Juil10
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Réponse aux propos de Madame Royal |
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Invitée du Journal Télévisé de 20h de TF1, le mardi 29 juin, Ségolène ROYAL a qualifié le gouvernement de "système corrompu", qui "mélange bien public et bien privé, perd tout sens du bien commun et agit en toute impunité". Ce système est responsable, selon elle "d'un véritable effondrement moral" et a demandé au Président de la République de renoncer à "son avion privé".
Ségolène ROYAL a franchi toutes les limites du mensonge cynique et de la plus détestable démagogie : - En berne dans les sondages, distancée par AUBRY et DSK, elle revient à son registre préféré : la surenchère à outrance pour faire parler d'elle ; - En parlant de corruption, de système ou encore d'avion privé, elle n'est pas seulement dans la démagogie, mais bien dans le mensonge, la diffamation (alors qu'aucun chef d'Etat n'a autant fait dans la transparence) et dans un discours populiste qui n'a rien à envier aux invectives de Jean-Marie LE PEN ; - La pasionaria du "juste", donne ici tout son sens à la justice du caniveau, qui n'est faite que de rumeur et de calomnies. Elle n'en est pas à son coup d'essai, elle qui, à tort, avait accusé de pédophilie un professeur de sport. Ségolène ROYAL n'a aucune leçon à donner en termes de "système moral" : - Elle qui a fait financer ses activités politiques et son association par un homme d'affaires qui, aujourd'hui, rachète le quotidien Le Monde : belle image de séparation "pien public / bien privé" ! ; - Elle qui s'est faite condamner par la justice en 2008 pour les conditions abusives d'emploi et de licenciement de 2 de ses anciennes collaboratrices. Collaboratrices qui s'étaient fait promettre des emplois fictifs à EDF ou dans des associations ! Collaboratrices qui se voyaient répondre qu'elles touchaient déjà une pension alimentaire leur permettant de se passer de salaires ! - Elle dont le "mentor" François MITTERAND ne faisait pas la distinction entre "servir" et "se servir" : les châteaux de la République pour sa maîtresse et sa fille cachée, le système d'écoutes illégales, les pratiques de financement occulte dont plusieurs de ses proches, François de GROSSOUVRE en tête, ont fait les frais, le trafic des décorations (avec la cravate de commandeur de la Légion d'Honneur remise en 1987 à l'ancien dictateur du Panama, Manuel NORIEGA) ; - Elle qui ne trouve pas choquant les dérapages racistes de l'un de ses soutiens, Georges FRECHE. | ||
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05Juil10
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Assouplissement du dispositif de départ anticipé pour les parents de trois enfants dans la fonction publique |
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Dans le cadre de la réforme des retraites, le principe de convergence entre les règles du secteur privé et celles de la fonction publique et la volonté affichée du Gouvernement de développer l'emploi des séniors conduisent à mettre progressivement en extinction le dispositif de départ anticipé pour les parents de trois enfants.
Ce dispositif créé en 1924, initialement à caractère nataliste, a été utilisé au fil du temps pour obtenir un départ à la retraite anticipée. A ce titre, ce dispositif a fait l'objet de critiques de la part du Conseil d'Orientation des Retraites (COR) dans son rapport de décembre 2008 sur les avantages familiaux et conjugaux et de la part de la Commission Européenne. La première critique porte sur le fait que les agents qui remplissent les conditions des 15 ans de services et parents de trois enfants échappent aux règles de calcul de la retraite de leur année de naissance qui s'appliquent à tous les Français. La deuxième critique met en évidence que ce dispositif est utilisé comme préretraite à un âge jeune. Enfin, la commission européenne considère que ce dispositif est discriminant à l'égard des hommes. En conséquence, le projet de réforme du Gouvernement : 1/ Aligne la règle de calcul des droits à retraite sur celle de droit commun, comme le propose le COR afin que les assurés nés la même année se voient appliquer les mêmes règles. 2/ Réserve aux fonctionnaires qui réunissent au 1er janvier 2012 les deux conditions (15 ans de services effectifs et parents de trois enfants) la possibilité de bénéficier de ce dispositif, même si leur départ à la retraite intervient au-delà de cette date. En matière de liquidation des droits à la retraite, les règles appliquées pour le calcul de la pension sont celles en vigueur à la date de la mise en paiement et non celles au moment du dépôt de la demande. A ce titre, une disposition transitoire a été prévue dans le projet de loi : les dossiers déposés avant le 13 juillet 2010 bénéficieront de la règle de calcul antérieur à la réforme, même si la date de départ à la retraite est postérieure à la promulgation de la loi. Cette modalité vise à écarter l'alignement sur la règle de calcul de droit commun pour les dossiers déjà déposés ou qui le seront dans les prochaines semaines et dont la liquidation intervient postérieurement à la loi (entre le dépôt de la demande et la première mise en paiement de la retraite, il faut compter généralement 6 mois). Un nombre important de personnes ont fait savoir que la date limite du 13 juillet 2010 n'offrait pas des conditions optimales pour décider d'un départ à la retraite. Le Gouvernement a donc décidé de repousser la date du 13 juillet 2010 au 31 décembre 2010. Ainsi, les personnes qui déposeront une demande de départ à la retraite avant cette date bénéficieront des anciennes règles de calcul pour un départ à la retraite au plus tard au 1er juillet 2011. Un amendement seraa donc présenté aux conseils supérieurs de la Foncion publique de l'Etat, territorial et hospitalier. | ||
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30Juin10
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La première année de médecine change à la rentrée 2010 |
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Valérie PECRESSE, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, a reçu le 16 juin 2010, les présidents des universités et doyens de médecine afin de faire le point sur la réforme de la première année de médecine qui sera mise en place dès la rentrée de septembre 2010.
Basée sur les recommandations du rapport du Professeur Jean-François BACH d'octobre 2007, cette réforme a pour objectif de mettre fin au taux d'échec en 1ère année d'études de médecine, aujourd'hui de 80%. Cette réforme sera mise en oeuvre dès la rentrée universitaire 2010 et vise à : - Mieux informer les étudiants sur les perspectives d'avenir des métiers de la santé pour mieux les préparer aux concours ; - Favoriser l'émergence d'une culture commune aux professionnels de santé concernés : médecine, odontologie, pharmacie, sage-femme ; - Proposer des passerelles pour se réorienter (sortantes) ou pour entrer dans un cursus santé (entrantes) ; - Inscrire cette nouvelle 1ère année dans le cadre du Plan réussite en Licence ; Les principales dispositions prévoient : - La création d'une première année commune aux études de santé pour les 4 filières avec 4 concours distincts : médecine, odontologie, pharmacie et de sage-femme ; - La réorientation des étudiants qui sera possible à l'issue du premier semestre ou de la première année ; - L'instauration de passerelles d'accès en deuxième année et troisième année pour chacune des quatres filières sous certaines conditions (examen sur dossier pour les titulaires d'un Master 2 ou d'un doctorat) ; - Un "droit au remords" pour les étudiants qui auront fait deux ans dans une des quatre filières santé, et qui souhaiteront changer de filière, avec là aussi, l'instauration de passerelles. La 1ère année commune des études de santé débutera dès la prochaine rentrée universitaire. Les mesures concernant la réorientation des étudiants seront effectives au plus tard à la rentrée 2012-2013. | ||
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17Juin10
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Synthèse de la réforme des retraites |
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AUGMENTER LA DUREE D'ACTIVITE, EN REPARTISSANT EQUITABLEMENT L'EFFORT ENTRE LES SALARIES
1 - Porter l'âge légal de droit commun à 62 ans en 2018, en l'augmentant chaque année de 4 mois à partir de la génération 1951, et augmenter parallèlement de deux ans l'âge d'annulation de la décote. 2 - Relever l'âge d'ouverture des droits dans la fonction publique et dans les régimes spéciaux : * relèvement à 62 ans en 2018 pour tous les fonctionnaires dont l'âge d'ouverture des droits est aujourd'hui de 60 ans ; * relèvement de manière parallèle à l'âge légal de droit commun pour tous les fonctionnaires en "catégorie active" : passage à 52 ans lorsque l'âge d'ouverture des droits est de 50 ans ; à 57 ans lorsque l'âge actuel est de 55 ans etc...; * relèvement de l'âge d'ouverture des droits dans les régimes spéciaux à compter de 2017, pour tenir compte du calendrier de la mise en oeuvre de la réforme de 2008. 3 - Appliquer le principe d'une augmentation de la durée de cotisation en fonction de l'espérance de vie jusqu'en 2020, conformément à la loi de 2003 : * en application de ce principe, passage à 41 ans et 1 trimestre pour les générations 1953 et 1954 ; * compte-tenu des estimations actuelles de l'INSEE, la durée de cotisation devrait être de 41,5 ans en 2020. 4 - Ne pas demander le même effort à tout le monde, mais au contraire prendre en compte l'usure des salariés, en permettant aux salariés qui ont une vie professionnelle plus dure de partir à la retraite plus tôt que les autres. * Pour les salariés qui ont commencé avant 18 ans : dans le cadre du dispositif "carrières longues", départ entre 58 et 60 ans, sous réservé, comme c'est le cas aujourd'hui, d'avoir la durée de cotisation + 2 ans. Au total le dispositif concernera 50 000 personnes en 2011 et 90 000 personnes en 2015. * Prendre en compte la pénibilité : en maintenant la retraite à 60 ans pour les salariés qui, du fait d'une situation d'usure professionnelle constatée (maladie professionnelle ou accident du travail produisant les mêmes effets) ont une incapacité physique supérieure ou égale à 20%. 10 000 personnes concernées ; en développant la prévention de la pénibilité, pour éviter l'usure physique des salariés : mise en place d'un carnet de santé individuel retraçant les expositions. DEVELOPPER L'EMPLOI DES SENIORS 5 - Aide à l'embauche pendant 1 an pour les recrutements de seniors demandeurs d'emploi de plus de 55 ans ; 6 - Renforcer le tutorat entre les seniors et les jeunes pour faciliter la transmission de savoir avant le départ à la retraite. RENFORCER L'EQUITE DU SYSTEME PAR DES MESURES DE RECETTES CIBLEES ET UNE PLUS GRANDE CONVERGENCE ENTRE LE PUBLIC ET LE PRIVE 7 - Augmenter les recettes destinées au fonctionnement solidaire des régimes de retraite, pour un montant de 3,7 Md€ en 2011 : - mise en place d'un dispositif de recettes supplémentaires sur les hauts revenus et les revenus du capital : * création d'un prélèvement de 1% sur la dernière tranche de l'impôt sur le revenu ; * augmentation d'1 point des prélèvements sur les plus-values de cessions mobilières, les plus-values de cessions immobilières et du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et les intérêts. - augmentation des prélèvements sur les stock-options : passage de la contribution de l'employeur de 10 à 14% ; passage de la contribution du salarié de 2,5 à 8% ; - augmentation des prélèvements sur les retraites chapeaux : * prélèvement de l'entreprise désormais appliqué dès le 1er euro de rente versé et non plus à partir de 1000 € ; * mise en place d'une contribution sociale de 14% pour le bénéficiaire ; - suppression de deux niches fiscales : le crédit d'impôt sur les dividendes des particuliers ; le plafonnement de la quote-part pour frais et charges sur les dividendes des entreprises ; - taxation au 1er euro des plus-values de cession mobilières, comme c'est le cas pour les prélèvements sociaux, et non plus à partir de 27 000 € ; - calcul annualisé des allègements de charges, pour qu'il s'applique aux salaires et primes versés par l'employeur sur toute l'année, alors qu'il est aujourd'hui appliqué mois par mois. 8 - Renforcement de la convergence entre les régimes public et privé : En complément de l'application dans la Fonction publique et les régimes spéciaux du relèvement de l'âge et de l'augmentation de la durée de cotisation : - alignement du taux de cotisation du public sur celui du privé (passage de 7,85 à 10,55%), étalé sur 10 ans ; - fermeture du dispositif de départ anticipé sans condition d'âge pour les parents de 3 enfants ayant 15 ans de service à compter de 2012. La possibilité de partir au bout de 15 ans pour les parents ayant déjà 3 enfants en 2012 sera préservée ; - application de la même règle d'obtention du "minimum garanti" que dans le secteur privé. Il faudra désormais, comme c'est déjà le cas dans le secteur privé, que les fonctionnaires aient tous leurs trimestres ou attendent l'âge d'annulation de la décote pour pouvoir bénéficier du minimum garanti. AMELIORER NOS MECANISMES DE SOLIDARITE 9 - Améliorer la couverture des chômeurs non indemnisés, pour tenir compte de la difficulté d'insertion des jeunes sur le marché du travail. Le nombre de trimestres validés par la solidarité lorsqu'une personne est au chômage non indemnisée sera augmenté de 50% (passage de 4 à 6 trimestres) ; 10 - Ameliorer les retraites des femmes. Pour que le congé maternité ne fasse plus baisser la pension. L'indemnité journalière perçue pendant le congé maternité sera en effet désormais intégrée dans le salaire de référence pour le calcul de la pension ; sanction pour les entreprises qui ne font pas de diagnostic de situation en matière d'inégalités salariales. 11 - Régler deus difficultés en matière de retraites agricoles : - faciliter l'obtention pour les femmes exploitantes agricoles du bénéfice de la revalorisation du minimum de pension agricole, par un assouplissement des conditions d'accès à ce dispositif ; - changer les règles du minimum vieillesse, pour que les agriculteurs ayant peu cotisé puissent avoir au moins 709 € de revenu au titre de la retraite pour une personne seule. Les terres agricoles et le corps de ferme seront à cette fin exclus du recours sur succession, compte-tenu de la spécificité de ces biens, afin d'inciter les agriculteurs à demander le minimum vieillesse. RENFORCER LA COMPREHENSION PAR LES FRANCAIS DES REGLES DE LA RETRAITE 12 - Transmettre à tous les nouveaux assurés lorsqu'ils valident leurs premiers trimestres un document d'information sur le système de retraite, en particulier sur les règles d'acquisition des droits à la retraite et sur l'impact que peuvent avoir sur ces droits les évènements qui affectent le déroulement d'une carrière ; 13 - Mettre en place un "point d'étape individuel retraites" à 45 ans pour leur permettre de faire très tôt les bons choix en matière de retraite ; 14 - Mettre en place un relevé de carrière en ligne couvrant tous les régimes de retraite. ATTEINDRE L'EQUILIBRE DES 2018 15 - L'ensemble des mesures d'augmentation de la durée d'activité et des recettes permettront de remettre les régimes de retraite à l'équilibre en 2018 ; 16 - Les déficits accumulés durant cette période seront intégralement tranférés à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES), qui aura la propriété des actifs et des ressources du Fonds de réserve des retraites. Le FRR restera le gestionnaire de ces actifs et de ces ressources, pour le compte de la CADES ; 17 - Mettre en place un comité de pilotage des régimes de retraite chargé de suivre des indicateurs essentiels pour le succès de la réforme et l'avenir du système, notamment le taux d'emploi des seniors, la situation financière des régimes et le taux de couverture des engagements financiers. | ||
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03Juin10
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Bilan d'étape 2 ans avant la fin du quinquennat |
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Faire un point d'étape de l'action de la majorité, 2 ans avant la fin du quinquennat, n'a de sens qu'en la replaçant dans le contexte de crise d'une vigueur exceptionnelle.
1/ La majorité a mené une gestion exemplaire et courageuse de la crise En novembre 2008, après la chute de la banque Lehmann Brothers, certains prophètes de malheur annonçaient une implosion de la finance mondiale et une explosion sociale tandis que le PS proposait un plan de relance à la consommation tout droit sorti des vieux greniers mitterrandiens... Au contraire, la majorité a su garder la tête froide pour fixer un cap clair, lucide et responsable dont on voit aujourd'hui qu'il a permis de sauver les banques, de limiter la récession, de contenir l'augmentation du chômage, réguler l'économie. Sauver les banques : Aucune banque n'a fait faillite, ce qui a évité aux épargnants de perdre leurs économies. L'Etat a récupéré 2,2 milliards d'euros d'intérêts. Limiter la récession : La mise en oeuvre rapide du plan de relance - malgré la gauche qui ne l'a pas voté - a soutenu la croissance. Aujourd'hui, la France renoue avec la croissance plus vite que ses voisins européens : elle devrait connaître une croissance de 1,4% en 2010 contre 1,2% en Allemagne, 0,8% en Italie, -0,4% en Espagne et 1% pour l'ensemble de l'Union européenne. Contenir l'augmentation du chômage : La hausse du chômage est moins intense en France que pour la plupart des pays de l'OCDE. En novembre 2009, il avait augmenté de 21% par rapport à son niveau de mai 2007, contre 34% dans la zone euro, 124% aux Etats-Unis et 154% en Espagne. Avant la fin de l'année 2010, le chômage devrait refluer. Réguler l'économie : La France a été à la pointe de tous les combats, elle a porté au G20 les sujets des paradis fiscaux, des bonus des traders. La France a bataillé dernièrement pour imposer un plan européen pour protéger les pays de l'Union des spéculations boursières. 2/ La lutte contre la crise n'a pas empêché la majorité de lancer des réformes qui vont changer en profondeur le visage de la France et préparer l'avenir. La majorité n'a reculé devant aucun des défis auxquels notre pays est confronté : Le travail : Pour que les Français puissent tirer le maximum de bénéfices de leur travail quand la croissance sera de retour, la majorité a tout fait pour faciliter et meiux rémunérer le travail dans notre pays (heures supplémentaires défiscalisées, monétisation des RTT, travail le dimanche, création de l'auto-entrepreneur...). La majorité a aussi modernisé l'accompagnement des demandeurs d'emploi avec la fusion de l'ANPE et des Assedic, et garanti, avec le RSA, que le travail soit toujours plus rémunérateur que les seules prestations sociales. Et pour que les travailleurs ne soient pas pénalisés par des grèves paralysantes, la majorité a instauré le service minimum dans les transports et à l'Education nationale. Le pouvoir d'achat : La majorité a réduit de 2,5 points le niveau de prélèvements obligatoires depuis 2007, c'est autant de pouvoir d'achat supplémentaire reversé aux Français. La sécurité : Pour répondre aux évolutions de la délinquance, la majorité a instauré des peines planchers pour les multirécidivistes, créé la rétention de sûreté contre la récidive des criminels les plus dangereux, musclé la lutte contre les bandes violentes, développé la vidéosurveillance. L'immigration : La majorité a assumé le concept d'immigration choisie : toute personne qui vient pour apporter son dynamisme à la France est la bienvenue, mais tout individu en situation irrégulière, qui n'est pas éligible à une régularisation, doit quitter le territoire. L'avenir : Avec le pari sur l'éducation de nos enfants (réformes des universités, du lycée professionnel, de l'école primaire et assouplissement de la carte scolaire), le lancement du grand emprunt qui doit financer la croissance de demain, le Grenelle de l'environnement pour laisser à nos enfants un monde plus sain, la réforme des Institutions qui renforcent les pouvoirs du Parlement ! 3/ A deux ans de la fin du quinquennat, la majorité concentre désormais tous ses efforts sur trois priorités absolues : Les réformes vitales pour l'avenir de notre pays : sauver nos retraites et redresser les finances publiques. Le chantier des retraites est ouvert sans tabou avec la volonté de préserver notre système par répartition, de prendre en compte l'allongement de l'espérance de vie et la pénibilité selon les métiers, de faire converger les régimes publics et privés. Le gouvernement a déjà annoncé des mesures fortes pour améliorer nos comptes publics : gel des dépenses publiques sur trois ans et réduction des niches fiscales. Les députés seront au premier plan de cette lutte contre les déficits en menant la deuxième édition des Etats Généraux de la dépense publique. Sortir de la crise, en remobilisant toutes les énergies au service de l'emploi et de la compétitivité, sans sacrifier la justice sociale. Pôle emploi est en passe de devenir une machine de guerre contre le chômage. La bataille contre le chômage sera remportée si la France renoue avec la compétitivité et la croissance en soutenant certains secteurs en difficulté comme l'agriculture, en dopant nos PME, en maîtrisant le coût du travail. Protéger nos valeurs républicaines, socle indispensable au vivre ensemble en France. La sécurité demeure plus que jamais une priorité pour la majorité qui met tout en oeuvre sur le terrain pour combattre la délinquance notamment dans les transports et les écoles. La protection de nos valeurs passe aussi par l'interdiction de pratiques incompatibles avec le vivre ensemble, comme le port de la burqa qui sera interdit sur tout le territoire avant la fin de l'année. | ||
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