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10
Nov08
  Réforme des Collectivités Territoriales

Compétences du Conseil Général des Pyrénées-Orientales et répartition

Objets
Réalisations 2007
% dans les dépenses totales
Sécurité civile
Affaires scolaires
Culture, jeunesse & sports
Action sociale
Routes & transports
Développement économique et durable
Moyens de l'institution
15 691 534
41 390 634
11 645 746
211 894 480
61 298 916
31 014 712

105 425 411
3,28%
8,65%
2,43%
44,30%
12,81%
6,48%

22,05%
 
478 361 433

100,00%


Répartition des Actions Sociales du Conseil Général des Pyrénées-Orientales

Objets Réalisations 2007
% dans les dépenses sociales totales du CG 66
 
Prévention médico-sociale 2 220 994 1,00%
Action sociale : Enfance/famille/PAPH 87 508 797 42,00%
RMI 83 605 792 39,00%
APA 38 558 897 18,00%
TOTAL 211 894 480 100,00%



Répartition des moyens du Conseil Général des Pyrénées-Orientales



Objets
Réalisations 2007 % dans les dépenses sociales totales du GC 66
Charges de pers. + frais assimilés 61 994 294 58,78%
Charges à caractère général 19 460 366 19,00%
Remboursement dette (KI + Intérêts) 23 167 246 22,00%
Fonctionnement Groupes élus 231 929 0,22%
TOTAL 104 853 835
105 425 411
écart de 570 000 €
100,00%


I/ Taux des impôts locaux votés par le Conseil Général des Pyrénes-Orientales, depuis 1999

Type d'impositions locales 1999 2001 2003 2005
2007
 
Taxe d'habitation 6,86% 7% 7,36% 8,24% 8,53%
T. foncière s/propriétés bâties 9,24% 9,42% 9,91% 11,10% 11,49%
T. foncière s/ P. non bâties 20,87% 21,29% 22,40% 25,09% 25,97%
Taxe professionnelle 11,01% 11,23% 12,06% 13,51% 13,97%


Variation s/8 ans
(+) 24,34%
(+) 24,35%
(+) 24,43%
(+) 26,88%



II/ Produits des impôts locaux encaissés par le Conseil Général des Pyrénées-Orientales en 2007

Type d'impositions locales Exercice budgétaire 2007 Variation par rapport à 2006
Taxe d'habitation 55 130 328 (+) 5,86%
T. Foncière s/ propriétés bâties 53 975 999 (+) 5,96%
T. Foncière s/ P. non bâties 620 683 (+) 0,59%
Taxe professionnelle 52 900 040 (+) 6,05%
TOTAL 162 627 050  


III/ Comparaison avec les recettes fiscales de 1998

96,5 millions d'euros
Soit : (+) 66 millions d'euros en 9 ans





10
Nov08
  Réforme des Collectivités Territoriales

Réforme des Collectivités Territoriales : Non l'Etat ne se désengage pas

POURQUOI REFORMER ?

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : la France c'est plus de 36 000 communes, 100 départements, 26 régions, 18 982 groupements intercommunaux et 345 "pays".

Notre administration locale est un véritable millefeuille : de la commune jusqu'à l'Europe on compte jusqu'à 7 niveaux administratifs différents.

Résultat : le système est trop complexe, trop coûteux (14 milliards d'euros d'augmentation en 2007). Dans le labyrinthe des redondances et des chevauchements entre les différents échelons, les Français ne s'y retrouvent plus. La fiscalité locale est obsolète et injuste, en particulier la taxe professionelle qui n'a aucun équivalent en Europe et qui, en frappant avant tout les investissements, nuit à l'attractivité de notre pays et à la compétitivité de nos entreprises.

Si tout le monde partage ce diagnostic, c'est ce Gouvernement qui ouvre le chantier difficile de la réforme des collectivités locales avec un objectif clair : une organisation plus simple et plus lisible pour nos concitoyens.


L'Etat ne se désengage pas du financement des collectivités territoriales. Elles percevront 56,3 milliards d'euros en 2009 contre 55,2 milliards d'euros en 2008 (200 millions d'euros de plus).


I/ L'ETAT SE DESENGAGE-T-IL DES COLLECTIVITES TERRITORIALES ?
Non. L'Etat est le premier contribuable local. Il prend en charge près d'un quart de la fiscalité locale au total. Il prend en charge 45% de la taxe professionnelle et 29% de la taxe d'habitation.

Le contribuable local n'intervient par la fiscalité directe que pour - de 30%.

Comparaison :

Entre 2003 et 2009 : les dépenses de l'Etat auront progressé comme l'inflation, soit en moyenne + 1,7%. Or, dans la même période, les concours aux collectivités locales auront progressé de 2,7%.

Les dégrèvements d'impôts locaux pris en charge par l'Etat, entre 2003 et 2009, auront progressé de 10 à 17 milliards d'euros.


II/ EN 2009, L'ETAT SERRE T-IL PLUS LES DOTATIONS AUX COLLECTIVITES TERRITORIALES QUE SES PROPRES DEPENSES ?
L'Etat ne demande aux collectivités, ni plus, ni moins que le même effort qu'il s'impose, c'est-à-dire une progression comme l'inflation.

L'augmentation de 200 millions d'euros par rapport à 2008 sera plus important que la progression de l'ensemble des ministères qui n'auront pas un euro supplémentaire en 2009, 2010 et 2011.

Les dégrèvements augmenteront par ailleurs de +1,2 milliard d'euro.

Au total, l'effort financier de l'Etat pour les collectivités territoriales sera donc de 2,3 milliards d'euros.


III/ EN SERRANT LES DOTATIONS, LE GOUVERNEMENT IMPOSE A COUP SUR AUX COLLECTIVITES DES AUGMENTATIONS DE FISCALITE ?
Les collectivités ne sont pas contraintes d'augmenter la fiscalité, elles peuvent faire le choix de la maîtrise des dépenses. Faire le choix d'une augmentation de la fiscalité locale s'est un choix de gauche. La responsabilité politiques des collectivités, ce n'est pas dire "j'ai des dépenses que je ne remets pas en cause donc j'augmente la fiscalité" sans réfléchir à ce qu'elles peuvent faire pour maîtriser leurs dépenses.


IV/ LE GOUVERNEMENT REMET-IL EN CAUSE LA CAPACITE D'INVESTISSEMENT DES COLLECTIVITES LOCALES ?
Le fonds de compensation pour la TVA
Le fonds de Compensation de la TVA (FCTVA) assure aux collectivités locales, à leurs groupements et aux établissements publics locaux, la compensation, à un teux forfaitaire, de la TVA dont elles s'acquittent pour leurs dépenses d'investissement.

Le FCTVA, (5,9 Milliards d'euros) sera intégralement versé aux collectivités territoriales. Il est garanti.


V/ L'ETAT COMPENSE T-IL LES TRANSFERTS DE COMPETENCE A LEUR JUSTE VALEUR ?
Depuis 2002, près de 16 Milliards d'euros de compensations annuelles sont versées aux départements et régions, par le biais de la fiscalité transférée ou dotations.
Elles assurent le financement du RMI, (5,5 Milliards d'euros) et des compétences transférées par la loi du 13 août 2004 :

- Transfert des agents TOS et DDE : 6 Milliards d'euros
- Service régionaux de voyageurs : 2 Milliards d'euros
- APA : 1,5 Milliard d'euros
- Prestation compensatoire de handicap : 0,5 Milliard d'euro

L'Etat a respecté ses obligations constitutionnelles à la lettre. Il a compensé les transferts de compétences sur la base des dépenses qu'il supportait au moment du transfert. L'Etat assurait les politiques dont il avait la charge avec ces moyens, à qualité de service public égale, les collectivités doivent pouvoir le faire également.

La commission consultative d'évaluation des charges où siègent de nombreux élus a validé la constitutionnalité des transferts opérés par l'Etat qui est même allé au delà de ses obligations constitutionnelles en acceptant de surcompenser les dépenses engagées : 158 millions d'euros ont été prévus au delà du strict droit à compensation.


VI/ LES COLLECTIVITES ONT-ELLES DES LECONS A RECEVOIR DE L'ETAT EN MATIERE DE DEFICIT PUBLIC ?

Premier point :
il ne faut pas confondre comptabilité publique et comptabilité nationale : dans la comptabilité publique, les comptes sont équilibrés par les opérations d'emprunt. Pour la comptabilité nationale, les emprunts se traduisent par "un besoin de financement" et sont intégrés dans le "déficit".

Deuxième point : l'Etat n'a évidemment pas de leçon à donner aux collectivités en matière de déficit public.
Elles contribuent à hauteur de 0,4 point de PIB au déficit public 2007 de - 2,7 points de PIB. Mais il faut faire le constat que le déficit des collectivités s'est accru de 0,2 point entre 2006 et 2007.
La part des dépenses des collectivités dans le PIB a progressé de 3 points en 25 ans (7,9% à 11,1% de PIB). La moitié seulement provient des transferts de compétences liés à la décentralisation.

L'augmentation des dépenses est en particulier soutenue au sein du couple "communes-intercommunalité" alors qu'il n'a pas été touché par les transferts de compétences.

Les dépenses de personnel ont fortement progressé : entre 1984 et 2005, les collectivités locales (hors effet décentralisation) ont augmenté de + 510 000 agents (+46%), c'est-à-dire plus que l'augmentation de la fonction publique d'Etat et la fonction publique hospitalière réunies.
Le secteur communal qui emploi près des 3/4 des effectifs de la fonction publique territoriale a contribution pour environ de 73% cet accroissement.