M. François Calvet attire l'attention de M. le Premier Ministre sur plusieurs décrets et arrêtés de nominations auprès d'organismes compétents sur les domaines environnementaux. Ceux-ci excluent toute représentation des associations de chasse ou de pêche, mais octroient plusieurs sièges aux associations dites environnementales.
Ainsi, le Comité National du Développement Durable et du Grenelle de l'Environnement compte seize représentants des huit ONG environnementales suivantes : les Amis de la Terre, Ecologie sans frontière, Ligue de Protection des Oiseaux, France Nature environnement, Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace, WWF, Ligue ROC.
Le Conseil national de la mer et des littoraux compte également au titre des représentants des associations et fondations, les seules associations environnementales : France nature environnement, Robin des bois, WWF, Surfrider, Ligne pour la Protection des oiseaux, Union internationale pour la conservation de la nature, Fondation pour la nature et l'homme, Réseau océan mondial, Ligue ROC.
L'arrêté du 17 octobre 2011 nommant les membres du Comité national "trames verte et bleue" compte en qualité de représentants au sein du collège des représentants d'associations, d'organismes ou de fondations oeuvrant pour la préservation de la biodiversité ou de gestionnaires d'espaces naturels, les seules mêmes associations : France nature environnement, Ligue ROC, Ligue de Protection des oiseaux, la Société nationale de protection de la nature, le président de Réerves naturelles de France, celui de WWF, enfin la Fondation pour la nature de l'homme.
La situation est donc similaire en termes de représentation quelque soit les organismes, jusqu'au Conseil Economique, Social et Environnemental.
Si la légitimité de ces associations est réelle, il est en revanche contestable qu'aucune association représentant les chasseurs et les pêcheurs qui participent pleinement et depuis toujours à la gestion des espaces naturels, à la diversité et à la régulation des espèces, ne soit associée à la gouvernance de ces organismes en charge de la gestion des espaces naturels. Outre que les représentants des chasseurs et pêcheurs vivent cette situation comme une discrimination, ils ne savent comment interpréter auprès de leurs trois millions d'adhérents la non représentation d'organismes tel que l'Office national de la chasse et de la faune sauvage.
Il lui demande s'il compte remédier au déséquilibre de représentation qui existe dans les différentes instances en charge de la gestion de l'environnement et des espaces naturels parmi lesquelles il semble indispensable de compter les chasseurs et les pêcheurs.