au Sénat

Le Premier Ministre s'exprime à l'Assemblée Nationale sur le Japon

"Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Messieurs les Présidents de groupe,

Le Japon vient de subir l'un des quatre plus puissants tremblements de terre de l'histoire humaine, suivi d'un tsunami d'une violence extrême qui a sans doute causé des dizaines de milliers de morts. Cinq cent mille personnes vivent actuellement dans des refuges provisoires, manquent d'eau, de nourriture, de médicaments. C'est tout un pays qui tente de surmonter la pire tragédie de son histoire depuis 1945. Je veux d'abord adresser, au nom de la France toute entière, un message de solidarité, d'affection et de fraternité à la nation japonaise. La France salue le courage du peuple japonais qui se tient débout avec une dignité et un sang-froid qui forcent notre respect.

L'urgence est d'abord humanitaire, 114 personnels de la Sécurité civile sont sur place pour appuyer les secours. A la demande des autorités japonaises, nous préparons l'envoi des équipements nécessaires à l'assistance aux personnes sans-abri. La France, qui préside le G20, prendra dans les prochaines heures, sous l'autorité du Président de la République, des initiatives pour venir en aide au Japon.

Mais l'urgence, vous l'avez soulignée, elle est maintenant aussi nucléaire. L'Autorité de sûreté nucléaire française vient de classer l'accident de Fukushima au niveau 6 sur une échelle qui en compte 7. L'enceinte de confinement d'un des réacteurs de Fukushima semble bien avoir été endommagée. Les piscines de stockage de combustibles usés sont également vulnérables. La radioactivité sur le site rend très difficile et très dangereux les travaux nécessaires à la reprise en main de la situation. Le relâchement de gaz radioactifs dans l'atmosphère, jusqu'alors volontaire pour gérer les surpressions dans les réacteurs, pourrait prendre des proportions beaucoup plus importantes. Les vents soufflent désormais vers le Sud et Tokyo se trouve déjà exposé à une augmentation anormale de la radioactivité, même si les données ne sont pas encore inquiétantes.

Notre premier devoir, c'est celui de la solidarité avec le Japon. Des spécialistes de radioprotection partiront pour Tokyo dans les heures qui viennent. Nous avons proposé au gouvernement japonais des matériels de secours et d'assistance et des experts de la sécurité nucléaire sont disponibles pour apporter leur concours à leurs homologues japonais.

Notre deuxième obligation est envers nos compatriotes vivant au Japon. Il y en a, en temps normal, près de 5000 dans l'agglomération de Tokyo, sans doute un peu plus de 2000 aujourd'hui. 280 parmi les personnes prioritaires, notamment les enfants, vont rentrer avec l'avion qui emmenait les agents de la Sécurité civile et les 10 000 pastilles d'iode destinées à nos ressortissants, au cas où la situation le justifierait. Nous avons proposé à ceux de nos compatriotes qui ne sont pas astreints à rester à Tokyo de rentrer en France ou de partir vers le Sud du Japon dès maintenant. Le Gouvernement a demandé à Air France de mobiliser des avions se trouvant en Asie pour répondre sans délai à la demande de nos resortissants.

Enfin, nous avons renforcé la surveillance des retombées radioactives outre-mer et sur le territoire métropolitain. Toutes les balises de détection et de mesure de l'IRSN sont activées. Je voudrais indiquer à nos concitoyens que les résultats sont disponibles en continu sur le site Internet de l'IRSN. Enfin, l'Agence internationale pour l'énergie atomique mutualisera les informations utiles.

Cette situation au Japon suscit un débat sur notre politique nucléaire. Alors que les Japonais se battent contre la catastrophe, j'en appelle à la responsabilité et à la retenue. Il y a un temps pour chaque chose. Aujourd'hui, c'est le temps du soutien et de la solidarité avec le peuple japonais. Il y aura ensuite, le temps du retour d'expérience, nous devrons tirer tous les enseignements de cette catastrophe pour renforcer la sécurité de notre parc nucléaire. C'est l'un des plus sûrs, c'est l'un des plus vérifiés, c'est l'un des plus transparents et je veux dire qu'il est tout aussi absurde d'affirmer que le nuclaire est condamné par cet accident que d'affirmer qu'il ne nous concerne pas. Nous n'éluderons aucune des questions posées par cette catastrophe.

Que s'est-il passé au Japon ? Deux catastrophes naturelles coup sur coup. Un tremblement de terre d'une puissance inégalée, plus un tsunami. Le tremblement de terre, les centrales y ont résisté. Le tsunami lui, a eu raison des systèmes de refroidissement. Et bien, nous devons tenir compte de ce qui s'est passé au Japon. A quelle force de tremblement de terre peuvent résister chacune de nos centrales. A quel niveau d'inondation peuvent-elles faire face. Nous allons contrôler tout cela et nous le ferons en toute transparence. Et comme vous venez de la demander, les démonstrations de sûreté de chaque centrale en France seront contrôlées à la lumière des enseignements tirés de la catastrophe de Fukushima, et les résultats de ces contrôles seront rendus intégralement publics.

Mesdames et Messieurs les Députés, la catastrophe de Fukushima nous rappelle à l'exigence d'une gestion toujours plus professionnelle de nos risques industriels et celle d'une totale transparence dans leur gestion. Mais elle nous rappelle aussi à une solidarité humaine qui transcende les frontières."


 

Un plan Marshall pour la ruralité

François CALVET a adhéré à la "Droite Rurale", groupe de députés de la majorité créé à l'initiative du député de la Lozère.
L'objectif de ce groupe est de redonner à la ruralité la place qui lui convient dans la société d'aujourd'hui.
Les territoires ruraux correspondent à 80% du territoire national.
Toutes les thématiques en lien avec la ruralité comme la santé, les nouvelles technologies, les normes, l'eau, l'assainissement, les nouveaux services, la culture, les services publics en milieu rural... seront ainsi abordées au sein de ce groupe fort de plus de 50 députés.

Une proposition de loi visant à mettre en place un plan Marshall en faveur de la ruralité a été déposée à l'Assemblée Nationale.

Il s'agit d'un plan global de réponses aux attentes des populations rurales, comme en 1947 la Plan Marshall avait été une réponse générale aux besoins de la France d'après guerre. La comparaison est d'autant plus juste que, tout comme la France de 1947, le monde rural est en pleine restructuration.
Ce plan sur les dix ans à venir permettra de créer le socle d'une politique d'ampleur qui accompagnera pleinement cette restructuration d'aménagement du territoire rénové à travers 200 mesures innovantes adaptées à la ruralité.

Le Premier Ministre, François FILLON, a récemment reçu les membres de la "Droite Rurale" à Matignon.
 

Création d'un groupe d'études sur l'enseignement privé sous contrat et hors contrat à l'Assemblée nationale

Mardi 15 février 2011, s'est tenu à l'Assemblée nationale la réunion constitutive du Groupe d'études sur l'enseignement privé sous contrat et hors contrat.

A ce jour, 90 députés ont souhaité adhérer à ce groupe afin de pouvoir évoquer les difficultés rencontrées actuellement par l'enseignement privé. Madame BOYER, présidente de ce groupe, a ainsi tenu à souligner les nombreux problèmes qui concernent les collectivités territoriales de par, le calcul du "forfait" alloué à l'enseignement privé, la limitation à 10% des subventions publiques pouvant être accordées aux dépenses d'investissement des établissements privés, la question de la cantine, la mise aux normes pour les handicapés, le problème des transports scolaires...

Les membres du groupe d'études ont quant à eux soulevé de nombreux questionnements comme le problème du respect des droits et valeurs de la République dans certains établissements, la question des écoles dans lesquelles l'enseignement se fait dans une langue régionale ou encore la médecine scolaire...

A cette occasion, il a été procédé à la nomination du bureau. Ainsi, six vice-présidents ont été désignés pour le groupe UMP, deux vice-présidents pour le Groupe Nouveau Centre, deux vice-présidents pour le groupe SRC et aucun membre pour le groupe GDR.

François CALVET a été désigné secrétaire du Groupe d'études.

Projet de loi sur la bioéthique : pourquoi je me suis abstenu

Mardi 16 février, les députés étaient appelés à se prononcer sur le projt de loi sur la bioéthique dans le cadre d'un scrutin public en première lecture.

Après avoir mûrement réfléchi, je me suis abstenu car metrre le petit doigt dans l'engrenage de la recherche sur l'être humain à son tout début, c'est prendre le risque d'évoluer vers l'eugénisme scientifique qui oublie de penser l'humain autrement que comme un objet.

L'embryon n'est pas une personne humaine et échappe ainsi à la protection juridique. S'il sort du champ législatif, il ne sort surement pas du champ éthique.

Qui nous assurera alors que les recherches sur les embryons humains, sous la pression des lobbyes, n'évolueront pas vers des produits pour le rajeunissement, éviter l'alzheimer ou devenir bicentenaire ?

Groupe UMP

A la suite de la nomination de Jean-François COPE en qualité de Secrétaire Général de l'UMP, les députés devaient élire un nouveau Président du Groupe UMP à l'Assemblée nationale.

4 candidats étaient en lice :
- Christian JACOB
- Jean LEONETTI
- Hervé GAYMARD
- Nicolas FORISSIER

A l'issue du 2ème tour du scrutin, Christian JACOB, Député de Seine et Marne, a été élu Président du Groupe, face à Jean LEONETTI (182 voix à 109).

François CALVET a personnellement félicité Christian JACOB en l'assurant de tout son soutien pour l'exercice de son mandat.
Plus d'articles...