Décès de Jacques Chirac

C’est avec une grande émotion que j’apprends le décès de Jacques Chirac. J’ai eu la chance de connaître Jacques Chirac au début de ma carrière politique et notamment  lors de mes premières campagnes.

Je pense  en particulier à la campagne des élections législatives de 1993 où il est venu nous soutenir à Perpignan. C’est mon premier combat législatif face à Christian Bourquin. Nous étions Claude Barate, André Bascou et Jean Claude Madrenas et moi-même,  candidats. Il nous a appris à « faire campagne ».

Le soir même, nous avons passé un dîner extraordinaire qui a duré très longtemps à la villa Dufflot où  nous avons pu apprécier son humour et sa connaissance du territoire et des Hommes. 

Parce que Jacques Chirac était avant tout un humaniste qui aimait les gens, qui aimait les territoires, beaucoup de nos politiques devraient s’en inspirer.

J’avais 39 ans lorsque j’ai été élu à l’Assemblée Nationale pour la première fois, et quand il a été Président, en 1995, il avait l’habitude de nous inviter par petit groupe de députés à l’Elysée.

Il était très proche des parlementaires qu’il connaissait et il savait très bien d’où nous venions, connaissait notre circonscription. Il s’intéressait à nos problèmes et à nos projets, tels que le Centre National d’Entraînement de Font Romeu, la RN 116, ou le tronçon TGV Perpignan Figueras…

Chaque fois qu’on lui écrivait, nous avions des réponses et il nous faisait recevoir par des conseillers soit à l’Elysée, soit dans les ministères pour essayer de régler les problèmes qu’ils savaient importants pour nos territoires.

Aucun de nos courriers ne restait sans réponse, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.