27 et 28 avril 2023 : Tenue de deux réunions importantes sur la sécheresse

Face à la situation particulièrement dramatique concernant le déficit d’eau dans notre département, Christophe Béchu, ministre de la transition écologique écologique et de la Cohésion des territoires a effectué un déplacement, jeudi 27 avril 2023, afin de venir à la rencontre des élus et des acteurs du territoire mobilisés face à la sécheresse et témoigner le soutien de l’Etat.

Dans un premier temps, il s’est rendu à Rivesaltes sur les berges de l’Agly, accompagné de Monsieur le Préfet, Rodrigue Furcy, et du maire de la commune, André BASCOU, pour constater les effets de cette situation.

Puis, il a rencontré le maire de Perpignan, Louis Aliot, sur la passerelle de l’Archipel qui enjambe la Têt.

Le ministre s’est ensuite entretenu avec les syndicats agricoles, les agriculteurs étant fortement impactés par les restrictions d’eau.

Puis s’est tenue, en préfecture, une réunion, à laquelle j’ai participé pour échanger sur les problèmes posés par cet évènement inédit ainsi que sur les solutions à court et moyen terme.

Nous sommes tous mobilisés face à ce manque de ressource en eau et les conséquences que cela génère pour notre département.

Le ministre a annoncé des mesures à venir sur le plan national dans les prochains jours ou prochaines semaines.

Vendredi 28 avril, le Préfet des Pyrénées-Orientales a organisé une réunion à destination des parlementaires.

J'ai fait part de quelques pistes, notamment le pompage de l'eau du tuyau du Rhône ou une modification de la règlementation des barrages, pour modifier leur fonction d'écréteur de crues. Je souhaiterais que mes propositions ne soient pas immédiatement mises de côté par certains responsables.

Le Préfet a donc annoncé le passage en crise sécheresse imposant un arrosage a minima pendant 9 jours puis une coupure totale.

Le passage en crise verra l’accès à l’eau limité aux usages prioritaires, soit ceux de la santé, de la sécurité civile, l’eau potable et la salubrité.

IL semblerait qu’à ce jour, les services de l’Etat ne prévoient pas de contrôle pour l’arrosage à partir des forages.

Les pertes seront terribles pour l’agriculture locale et Madame Bonnet, Présidente de la Chambre d’Agriculture, a fait parvenir un état des lieux chiffrant le montant des pertes, avec notamment entre autres 51,8 millions d’euros pour les pertes de récolte ou 50 millions d’euros pour pertes de fond.