Communiqué de la Cellule Tourisme de la Commission des Affaires Economiques du Sénat

AU-DELÀ DU « PLAN TOURISME », 40 PROPOSITIONS POUR UNE VÉRITABLE RELANCE DU TOURISME

La cellule de veille, de contrôle et d’anticipation « Tourisme » de la commission des affaires économiques du Sénat a publié 40 propositions complémentaires au « plan tourisme » du Gouvernement, pour une véritable relance du tourisme, fruit d’un cycle d’auditions conduites depuis le début de la crise.

Les sénateurs proposent un plan en trois axes : l’offre, la demande, la transition écologique et numérique du tourisme.

Pour Michel Raison, « la situation du tourisme est dramatique. C’est un choc d’une nature et d’une ampleur absolument inédites dans l’histoire du tourisme moderne. Le « plan tourisme » du Gouvernement va dans le bon sens. Mais il est encore insuffisant. C’est la survie à long terme de tout l’écosystème touristique qu’il s’agit d’assurer. Cela passera par un effort de formation pour renforcer la qualité de service et par une meilleure promotion de la marque

France au niveau international ».
Pour Evelyne Renaud-Garabedian, « le soutien aux entreprises passe par des mesures qui leur permettront de maintenir leur trésorerie à court et moyen terme, notamment :
- exonérer de cotisations sociales au-delà du mois de juin, tout en convenant d’une clause de retour à meilleure fortune ;
- instaurer un crédit d’impôt sur les loyers des baux commerciaux ;
- mettre en place un prêt garanti par l’État à long terme (15 à 25 ans), qui permettra aux acteurs de « gommer la crise » et de continuer à investir ».

Viviane Artigalas estime que « Le recrutement des saisonniers est également une urgence : une révision de la réforme de l’assurance-chômage les concernant est indispensable. Le soutien à la demande dès cet été doit passer par une diminution temporaire de la TVA applicable aux prestations touristiques, un dispositif d’aide aux vacances massif et allant jusqu’à 500 euros, et une diminution des tarifs autoroutiers ».

Pour Guylène Pantel, « Nous devons également investir dans les nécessaires mutations du tourisme, et ce dans quatre directions :
– définir une stratégie nationale pour faire de la France une destination durable, donnant lieu à des investissements massifs pour « verdir » les transports et les bâtiments et infrastructures touristiques ;
– mieux répartir les flux touristiques sur notre territoire, en utilisant les leviers des contrats de plan Etat-régions et des contrats de destination ;
– le recours accru aux technologies numériques par les entreprises touristiques ;
– développer notre capital humain par la formation et la revalorisation des métiers du tourisme ».

Pour Sophie Primas, présidente de la commission des affaires économiques, « Nos propositions répondent à une double logique : repérer les failles des mesures gouvernementales, pour corriger le tir ; et, au-delà, insuffler une dynamique pour mettre fin aux difficultés structurelles du tourisme et faire de notre pays un champion du tourisme durable et résilient face à une concurrence accrue ».