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Unis pour défendre la Montagne ! 58 sénateurs de tous bords politiques demandent une audience auprès du Président de la République

Un collectif de cinquante-huit sénateurs, dont je fais partie, s’est constitué vendredi 4 décembre pour demander une audience au Président de la République afin d’échanger sur leurs craintes de stigmatisation des stations de montagne.

Les annonces du gouvernement concernant la fermeture des remontées mécaniques dans les communes de station, les risques qui pèsent sur la sécurisation des domaines skiables, ou les mesures restrictives aux frontières concernant nos concitoyens qui souhaiteraient se rendre dans un autre massif européen ont suscité beaucoup d’émotion.

C’est une démarche collective, transpartisane et inédite qui démontre que lorsque l’essentiel est en jeu, les montagnards s’expriment d’une seule voix !
Nous sommes tous très préoccupés par la situation de nos territoires de montagne. Toutes les mesures annoncées par le Gouvernement ces dernières semaines provoquent chez les acteurs professionnels, les élus locaux et la population un sentiment de stigmatisation de la Montagne. 

Nous espérons obtenir un rendez-vous dans les délais les plus brefs, «Nous souhaitons pouvoir échanger de manière constructive avec le Président sur cette situation source de beaucoup d’incompréhension et dont les conséquences n’ont visiblement pas toutes été appréhendées ».

Alors qu’une mobilisation importante s’organise dans la plupart des stations, nous estimons que « la diversité des situations doit être prise en compte et que les décisions doivent s’appuyer sur des éléments factuels pour être comprises. Et nous n’en sommes pas encore arrivés là ! ».

Journée d'hommage aux morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie

Samedi 5 décembre 2020, j'ai participé à la cérémonie organisée à Perpignan à l'occasion de la journée d'hommage aux Morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.

A cette occasion, avec mon collègue sénateur Jean SOL, une gerbe a été déposée au Monument aux Morts départemental.

Inauguration du marché de plein vent à Pia

Vendredi 4 décembre dernier, à l’invitation de Jérôme PALMADE, maire de Pia, et de son adjoint délégué au marché et à la sécurité, Ludovic BONILLO, j’ai eu le plaisir d’assister à l’inauguration du marché de plein vent.

De nombreux élus étaient présents pour apprécier le renouveau du marché avec un nouvel emplacement et une nouvelle dynamique.

Ma réaction au décès de Valéry GISCARD D’ESTAING

Si je n’ai pas connu Valéry GISCARD D’ESTAING, dans ses fonctions de Président, même si Michel EY, ancien Maire de St Estève à l’époque profondément giscardien, m’en parlait beaucoup avec passion, c’est lui et Jacques BLANC qui m’ont donné l’amour de l’Europe.

J’avais d’ailleurs milité à ses côtés en qualité de membre de la délégation européenne à l’Assemblée Nationale dans le cadre du projet de constitution européenne qui m’avait amené à visiter les capitales européennes.

Malheureusement, cette constitution européenne, refusée par notre pays, au motif, entre autres, que dans le préambule de cette constitution, il était mis en avant les racines chrétiennes de l’Europe, a marqué un coup d’arrêt de la construction européenne, coup d’arrêt que nous payons encore aujourd’hui.

Enfin, en 1993, c’est lui qui m’avait donné l’investiture de l’UDF pour l’élection législative que j’avais remportée dans la Vallée de la Têt avec le soutien de Danièle PAGES et de Paul BLANC au titre du RPR. J’avais alors 39 ans.

MON ACTION EN FAVEUR DE LA SHEM

Tout récemment, les salariés de la Société Hydro-électrique du Midi (SHEM), ont souhaité appeler mon attention concernant leur avenir et celle de leur entreprise, implantée depuis plus de 90 ans dans notre département, qui se voit mise en concurrence pour l’exploitation du barrage des Bouillouses suite à une directive européenne.

Aussi, je vous communique, ci-dessous, copie de mon intervention effectuée en date du 25 novembre dernier auprès de Madame Barbara POMPILI, ministre de la Transition écologique.

"Madame la Ministre,

Par la présente, je souhaite vous relayer les inquiétudes légitimes des salariés de la Société Hydro-électrique du Midi (SHEM), troisième opérateur hydroélectrique français, dont la création remonte à 1929, quant à l’avenir de leur entreprise.

En effet, une directive européenne demande aux Etats membres la mise en concurrence de l’exploitation des barrages.

Ainsi, dans mon département des Pyrénées-Orientales, où la SHEM est implantée depuis plus de 90 ans dans la Vallée de la Têt, la gestion du barrage des Bouillouses, ainsi que celle de 9 usines hydroélectriques et 14 prises d’eau, va donc être remise en cause.

Je tiens à préciser que la parfaite gestion du barrage des Bouillouses par la SHEM a toute son importance puisque cet édifice alimente en eau potable les communes de Font-Romeu, Bolquère ou encore Egat ainsi que les usines à neige de la station de ski de Font-Romeu. Ces installations hydroélectriques (9 dans la Vallée de la Têt) permettent également l’électrification du Train Jaune, véritable emblème de notre Région, qui peut s’enorgueillir d’être le plus haut chemin de fer à voie métrique d’Europe !

Les 24 agents travaillant avec passion et savoir-faire depuis de nombreuses années dans ces installations sont donc dans l’attente du dénouement concernant le renouvellement des concessions imposées par la commission européenne.

Dans l’hypothèse où la SHEM viendrait à perdre l’exploitation du barrage des Bouillouses, l’impact local serait alors multiple. Les emplois pourraient être menacés car d’autres entreprises pourraient alors faire appel à de la sous-traitance, les prix pourraient changer, sans compter la perte de maîtrise dans les besoins de proximité et enfin, le manque à gagner pour toute une filière locale, la SHEM réalisant chaque année de gros investissements dans la rénovation, la maintenance et la modernisation des installations.

La perte de l’exploitation des concessions conclues entre la SHEM et l’Etat par le maintien d’une mise en concurrence reviendrait, à n’en pas douter, à condamner cette entreprise, dont son histoire et son ancrage territorial y sont forts, et bien évidemment ses salariés au total de 320 en France.

Aussi, pour toutes ses raisons, je souhaite, Madame la Ministre, que la SHEM puisse conserver ses prérogatives connues et reconnues de tous et qu’il soit ainsi permis aux salariés, vivant dans des territoires en revitalisation rurale, la poursuite de leurs missions parfaitement accomplies depuis des décennies.

Souhaitant que ma correspondance reçoive un écho favorable et votre soutien, je vous prie de croire, Madame la Ministre, en l’assurance de ma parfaite considération."

 François CALVET - Sénateur des Pyrénées-Orientales

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