Projet de loi de finances pour 2014 (volet recettes)

    La 1ère partie du PLF pour 2013 est composée de 42 articles. Elle détaille les prévisions de recettes fiscales attendues des nouveaux impôts et taxes de la prochaine année. L'objectif du budget 2013 est de parvenir à réduire le déficit public de 3,6% du PIB en 2014 : le Gouvernement n'ayant tenu aucun de ses objectifs jusqu'à présent, et au regard de l'improvisation fiscale la plus complète dont il fait preuve, qui se traduit par des rétropédalages et changements de cap contradictoires incessants, il est permis de douter qu'il y parviendra, sauf à bénéficier d'un regain de croissance qui se fait encore attendre, freiné par les mesures prises jusqu'à présent, qui ont constitué un "assommoir fiscal" aux forts effets récessifs. Le présent budget est en effet celui de toutes les reculades, compromissions, contradictions, voire mensonges, une fausse "pause fiscale", qui devient un prétendu "ralentissement fiscal", une "réduction historique des dépenses", qui n'est en réalité qu'un ralentissement d'une hausse tendancielle. Le cap fixé, celui du "cap sur la croissance et l'emploi", avec la promesse d'une inversion de la courbe du chômage d'ici la fin de l'année, est contredit par des chiffres qui n'incitent pas à l'optimisme et la très faible reprise demeure plus que fragile. L'indécision du Président de la République, incapable d'assumer son social-libéralisme face à l'aile gauche de son parti et ses alliés GDR, CRCou EELV, ne permet ni de combler les failles de plus en plus béantes de sa majorité, ni d'engager les réformes structurelles nécessaires, attendues par les marchés. L'ancien Premier Secrétaire du Parti Socialiste, chantre d'une "synthèse molle", semble ne pas avoir encore revêtu les habits de Chef de l'Etat : au lieu de décider avec conviction, il ne cesse de louvoyer dans un marécage fiscal.