L'action de François Calvet

Questions adressées au Sénat sur la gestion des collectivités en cette période de crise

Chers Amis,

Je vous invite à prendre connaissance des questions que je viens d'adresser au Président Larcher, au Président de mon Groupe et à plusieurs de mes collègues sénateurs concernant  la gestion des collectivités en cette période de crise sanitaire.

Bien cordialement,


1/ QUESTION CONCERNANT LES FINANCES DES COLLECTIVITES TERRITORIALES

Depuis le 16 mars dernier, les collectivités territoriales ont dû faire face à la gestion de la crise du Covid 19 et aux mesures prises par le Gouvernement dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

Très concrètement, il s’est agit d’assurer la continuité des services publics prioritaires :
-  La prise en charge des personnes dépendantes et isolées via les Centres Communaux d’Action Sociale,
-  Les portages de repas à domicile,
-  La sécurité et le contrôle des autorisations de déplacement via les services de police,
- La propreté des espaces publics
- La collectes des ordures ménagères,
- Les transports,
- L’accueil des enfants de soignants et personnes réquisitionnées,
- La distribution de l’eau et de l’énergie,
- Les services administratifs indispensables : Etat civil, services funéraires, communications et information des administrés, services financiers, services ressources humaines, services marchés publics, services urbanismes…
- Les services informatiques,
- Les services de protection civile (incendie…)
- Organisation et généralisation du télétravail
- Etc…
Les collectivités ont réagi très rapidement et très efficacement et, dans la grande majorité des communes, départements et régions, ces services étaient en fonction dès le 17 mars.

Elles ont de plus maintenu le paiement de leurs fournisseurs et prestataires afin de soutenir l’économie.

Le Gouvernement a mesuré l’impact de cette crise sur les entreprises et l’économie de notre pays. Il a donc mis en place des aides financières à destination des entreprises fortement impactées par cette crise.

Pour autant, l’impact financier sur les budgets et surtout sur la trésorerie des collectivités n’a à ce jour, pas été abordé. Très concrètement, les collectivités territoriales doivent assumer en totalité les dépenses des salaires et charges de leurs agents et ce malgré la perte de recettes à laquelle elles doivent faire face.

La fermeture de certains services (crèches, centre de loisirs, médiathèques, marchés, droits de place des terrasses, perte des loyers commerciaux suspendus pour les entreprises, services d’aide à domicile, cantines…) entraine directement une perte considérable de recettes alors que les salaires et charges sont intégralement maintenus.

Dès lors se pose la question impérieuse et urgente de la capacité pour les collectivités à maintenir le paiement des salaires et charges de leurs agents pourtant mobilisés et réquisitionnés pour assurer les services publics prioritaires.

A titre d’exemple, pour une commune de 8 000 habitants et pour une durée de 3 mois, la perte de recette est évaluée comme suit :

Charges maintenues et obligatoires (pour 3 mois) :
-  salaires et charges de la commune et du CCAS : 1 250 000 €
- Dépenses d’urgence de fonctionnement (télétravail, masques, désinfectant de voirie…) : 90 000 €
- TOTAL DEPENSES OBLIGATOIRES : 1 340 000 € minimum

Perte de recettes (pour 3 mois) :
- Prestations familiales des services (crèches, centre de loisirs, médiathèque…) : 100 000€
- PSO de la CAF sur les services enfance : 120 000 €
- Prestations du CCAS : 150 000 €
- Perte loyers versées par les entreprises : 90 000 €
- Perte des droit de place et marchés 6 000 €
- TOTAL PERTE DE RECETTES : 836 000 €

A cette perte certaine de recettes s’ajoutent plusieurs questions qui pourraient encore aggraver la situation financière des collectivités territoriales :

- Le traitement du FCTVA sera-t-il assuré et maintenu en n+1 ? Ne pourrait -il pas être traité au trimestre en année n ?
- Le versement des centimes et DGF de l’Etat sera-t-il assuré dans les mêmes conditions ?
- Qu’en est -il du versement des taxes locales. On apprend aujourd’hui  par la DGFIP que « Les homologations des rôles supplémentaires devant avoir lieu en mars et avril (RS CFE et RS TF) sont reportées en octobre pour la TF et vraisemblablement en novembre pour la CFE »
- Les soutiens de la CAF aux dispositifs communaux (crèches, services péri et extra scolaires) seront-ils maintenus malgré la fermeture temporaire de ces services ? Si ces aides ne devaient pas être maintenues, les pertes financières seraient encore plus conséquentes pour les collectivités.
- Les subventions accordées par l’Etat à l’investissement (DETR, DSIL…) seront-elles versées dans les délais ?
- Comment les collectivités territoriales (Région, Département, Communauté urbaine ou d’agglomération ) qui doivent faire face à ces dépenses obligatoires vont-elles pouvoir faire face au paiement des subventions qu’elles ont accordées ?

2/ DEMANDE DE MODIFICATION DES PROCEDURES DE MARCHE AU SORTIR DE LA CRISE SANITAIRE

J’imagine que beaucoup de marchés seront lancés à la sortie de cette crise sanitaire par les collectivités en cours de renouvellement.

Les questions qui nous sont souvent posées sont de deux ordres : Pourra-t-on alléger les procédures administratives pour lancer au plus vite les marchés de travaux  ou les commandes de matériel.
Comment peut-on protéger nos entreprises dans nos territoires et en particulier pour nous dans les zones frontalières ? Ne peut-on pas instituer, pour une durée limitée, un critère de territorialisation ?

Ne pourrait-on pas, par exemple, rétablir dans la commission des marchés, la présence d’un fonctionnaire d’Etat et du percepteur à même d’assurer la légalité de la procédure et qu’il n’y ait pas de contestation ?

Comment peut-on déroger momentanément aux règles fixées par l’Europe et transposées chez nous, notamment dans une zone frontalière ?

Réunion au ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les Collectivités territoriales concernant le projet de loi « 3D »

Après la trêve des fêtes de fin d’année au Sénat, les travaux parlementaires ont repris lundi 6 janvier 2020.

Aussi, mardi 7 janvier, je me suis rendu, en présence de mes collègues membres de la Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation à laquelle j’appartiens et en présence de son président, Monsieur Jean-Marie BOCKEL, à une réunion, à l’invitation de Madame Jacqueline GOURAULT, au ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les Collectivités territoriales, en vue du projet de loi de décentralisation, différenciation, déconcentration, dit « 3D ».

Ce texte voulu par l’exécutif et dont le dépôt se fera en conseil des ministres d’ici juin au plus tard fera l’objet d’une première lecture au Sénat en 2020 avant les sénatoriales de septembre ou à la reprise des travaux parlementaires en octobre.

La construction de ce texte doit permettre de dessiner une nouvelle relation entre l’Etat et les collectivités territoriales. Aussi, en parallèle des concertations menées avec les associations d’élus au niveau national et la conduite par les Préfets d’une concertation locale avec les élus de leur territoire, Madame la ministre a souhaité réunir les membres de la Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation du Sénat sur ce futur projet.

Mobilisation contre la baisse du budget des chambres d'agriculture

Dans le cadre du projet de loi de Finances pour 2020, et plus particulièrement, dans son article 27, le Gouvernement prévoyait une baisse des financements des Chambres d’Agriculture, portant ainsi une grave atteinte au monde agricole et forestier et à la ruralité dans son ensemble.

Les chambres d’agriculture sont en effet un acteur majeur qui accompagne l’Agriculture dans toutes les transitions et défis auxquels elle doit faire face.

Ses techniciens et agents accompagnent également les agriculteurs et les projets de territoire dans tous les territoires, y compris les plus reculés et ruraux.

Aussi, c’est la raison pour laquelle j’ai souhaité témoigner mon attachement au travail important et au rôle indispensable des Chambres d’Agriculture sur les territoires en signant la tribune conjointe de nombreux sénateurs et députés intitulée « Baisser le budget des chambres d’agriculture est une grave erreur politique » parue dimanche 20 octobre dernier dans le journal Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Je me réjouis que cette action, entre autre, ait permis au Gouvernement d’entendre les remarques des parlementaires et qu’il propose la suppression des dispositions relatives aux chambres d’agriculture dans l’article 27 du Projet de loi de finances.

C’est une victoire pour la ruralité et le monde agricole !

Réunions à Paris avant la trêve estivale

Mercredi 25 juillet, mon collègue Jean SOL et moi-même avons participé, avant la fin des travaux au Sénat pour une période de congés, à deux réunions.

La première, s’est tenue en présence du gérant du restaurant du Sénat afin de préparer « la semaine du Roussillon ». En effet, les 22, 23 et 24 octobre prochain, les produits du Roussillon seront mis à l’honneur au Sénat. Une façon bien agréable de faire découvrir notre gastronomie et les vins de notre territoire.

La deuxième réunion avait pour objet une rencontre avec le conseiller parlementaire accompagné de la conseillère en charge du patrimoine et de l'architecture du ministre de la culture, au ministère de la culture, afin de nous entretenir des suites réservées pour les travaux de restauration de la Chapelle Saint-Jean le Vieux jouxtant la cathédrale Saint-Jean-Baptiste.

L’acte de vente ayant été signé, plus rien ne s’oppose aux travaux pour la mise en valeur de ce joyau architectural.

Les conseillers de Monsieur le Ministre nous ont confirmé que les crédits nécessaires sont prévus pour cette restauration et qu’à cet effet, Monsieur Franck RIESTER, ministre de la culture, fera des annonces officielles lors de sa venue en septembre prochain à Perpignan, dans le cadre du festival international de photojournalisme « Visa pour l’Image » devant se tenir du 31 août au 15 septembre.

Officiel : L'Occitanie aura son parc éolien flottant

Suite à la réunion que nous avions eu avec la directrice de cabinet du ministre de l'écologie, en février dernier, avec mon collègue Jean Sol et mes collègues sénateurs de l'Aude, concernant l'éolien en mer, la Ministre Emmanuelle Wargon a confirmé à Roland Courteau, Sénateur de l' Aude que c'est officiel, la Méditerranée disposera bien dans le cadre de la phase industrielle et commerciale de l’éolien flottant, de deux nouveaux parcs : l’un au large des côtes d’Occitanie, le second au large des côtes de PACA.

L’annonce a été faite, au Sénat, par la Ministre Emmanuelle WARGON, suite à plusieurs interventions et amendements du Sénateur Roland COURTEAU, lors de l’examen du projet de loi Energie-Climat, dont la discussion durera toute la semaine.

Une bonne nouvelle, donc qui a été saluée, devant le Sénat, par Roland COURTEAU comme un atout supplémentaire pour nos départements et régions méditerranéennes, et un « sacré plus pour une filière industrielle d’avenir importante. »

Plus d'articles...