Questions écrites et orales

Question écrite concernant les ESAT

M. François Calvet attire l'attention de Mme la secrétaire d'État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées sur les établissements et services d'aide par le travail (ESAT).
En effet, dans une lettre de mission datant du 28 mars 2019, 4 ministères dont celui que vous pilotez mandatent l’inspection générale des finances et l’inspection des affaires sociales pour mener une mission relative aux établissements et service d’aide par le travail (ESAT) qui sont au nombre de 1400 qui accompagnent par le travail 120 000 personnes handicapées.
Dans ce courrier, vous missionnez les deux inspections pour interroger le modèle existant et ses principes fondateurs, pour répertorier les freins et les leviers à la sécurisation des parcours des personnes handicapées et pour dessiner des scénarios d’évolution de ces structures.
En deux mois, les inspections doivent à la fois remettre des chiffres au gouvernement mais aussi des pistes de scénarios d’évolution des ESAT alors même que les effets du développement de l’emploi accompagné et de la réforme de l’OETH ne peuvent pas encore être évalués.
De nombreuses associations s’inquiètent donc de ce calendrier précipité et des intentions du gouvernement quant à l’évolution des missions des ESAT qui permettent aujourd’hui un accompagnement par le travail de personnes lourdement handicapées ou souffrant de plusieurs handicaps.
Aussi, c’est la raison pour laquelle je vous demande de bien vouloir m’indiquer quelle est votre vision pour le secteur protégé dans les années à venir.

Question écrite concernant la disponibilité du Darzalex, traitement indiqué en cancérologie et hématologie

M. François CALVET alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation dans laquelle vont se trouver les patients usagers du Darzalex.
En effet, les médecins ont appris avec stupeur que le Darzalex devra être financé sur les forfaits hospitaliers, à compter du 6 juillet 2019 suite à la décision prise par les autorités de santé (arrêté du 4 mars 2019) d’inscrire le Darzalex en monothérapie sur la liste des médicaments agréés à l’usage des collectivités et divers services publics.
Cette décision applicable à compter du 6 juillet 2019 conduit à ne pas inscrire cette indication sur « la liste en sus », c’est-à-dire prise en charge et remboursée par la Sécurité Sociale. Le DARZALEX devra donc être financé sur les forfaits hospitaliers, en fonction des capacités de financement des hôpitaux et de leur bon vouloir.
Cette situation va donc très vraisemblablement se traduire par un arrêt de disponibilité du médicament Darzalex quelles que soient les indications, en monothérapie ou en association avec d’autres médicaments, alors que pour les malades concernés, il n’existe pas d’autre alternative thérapeutique.
Aussi, il lui demande de lui faire connaître ses intentions afin d’obtenir toutes les garanties d’une continuité des traitements à base de Darzalex et ainsi donner un nouvel espoir aux malades concernés.

Question écrite concernant les aides octroyées par l'Agence de l'Eau dans le cadre du transfert aux intercommunalités de la compétence Eau et Assainissement

M. François CALVET appelle l’attention de Mme la ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales sur les interrogations de nombreux maires concernant l’allocation des aides octroyée par l’Agence de l’eau dans le cadre du transfert aux intercommunalités de la compétence Eau et Assainissement.
En effet, il s’avère que pour l’attribution aux communes de ces aides, les critères semblent en contradiction avec les possibilités offertes par la loi NOTRe aux communes pour le transfert de la compétence Eau et Assainissement dans le temps.
Ainsi, il est relevé dans une correspondance de l’Agence de l’Eau, je cite « un autre critère décisif a été affirmé, c’est la priorité aux projets intercommunaux, et notamment à l’accompagnement renforcé de la démarche de prise de compétence AEP-assainissement par les EPCI, objectif de la loi NOTRe, dont l’échéance a été assouplie mais qui reste un enjeu national important. Les projets isolés des communes maîtres d’ouvrage pourront encore être aidés, mais dans la limite des crédits déjà alloués prioritairement aux EPCI compétents ».
Il est indiqué également que « l’examen des demandes et de leur niveau de priorité se fera dans le cadre du périmètre intercommunal ».
Ces critères définis apparaissent donc en totale contradiction avec l’application de la loi NOTRe et ont pour conséquence d’être perçus, par bon nombre de maires, comme une pression inacceptable sur les communes pouvant engendrer une disparité contraire à l’application de cette loi.
Aussi, c’est la raison pour laquelle il lui demande de bien vouloir lui indiquer son sentiment en la matière et lui demande de rappeler les instructions pour que l’application de cette loi puisse être respectée.

Question écrite sur l'Hôpital Transfrontalier de Puigcerda et la coopération européenne

M.François CALVET attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé concernant l’hôpital transfrontalier Franco Espagnol de Cerdagne cogéré par la Généralitat de Catalogne et le ministère français de la Santé.

Lors de votre venue à Perpignan et à l’occasion du déjeuner Républicain, M. le Préfet répondant à votre sollicitation, m’avait demandé de vous transmettre un dossier sur l’hôpital et son inauguration en 2014.

Pour rappel, l’hôpital de Cerdagne est en fonctionnement depuis 2014 et a été financé à 60% par l’Europe.

De plus, cet établissement a reçu en 2016 le prix du Comité européen des régions pour les Groupements européens de coopération territoriale.

A l’aune des prochaines élections européennes, un déplacement de votre ministère constituerait un signal fort.

Ainsi, il demande à Mme la ministre, les suites qu’elle pense pouvoir apporter au dossier transmis lors de son dernier déplacement dans les Pyrénées-Orientales.

Question écrite sur le pavoisement des édifices publics

M. François CALVET interroge M. le ministre de l'intérieur sur le pavoisement des établissements publics.
L'article 2 de la Constitution de 1958 rappelle que l'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. Toutefois, aucune disposition législative ou réglementaire ne détermine les conditions de pavoisement des bâtiments publics, si ce n'est l'article 3 de la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'École de la République, qui dispose que « le drapeau tricolore et le drapeau européen sont apposés sur la façade des écoles et des établissements d'enseignement du second degré publics et privés sous contrat ».
En raison de l'absence de normes, les drapeaux français et européen sont bien souvent absents des façades des bâtiments publics.
Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement entend rendre obligatoire le pavoisement des édifices publics, qui représentent en permanence notre République.

Plus d'articles...