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Dossier du vin rosé

Dans un courrier adressé à François CALVET en date du 25 mai dernier, Michel BARNIER a tenu à lui faire part, dans le cadre de la renégociation de la règlementation européenne sur les pratiques oenologiques, des grandes étapes du traitement de ce dossier au plan communautaire et de l'action de la France à cet égard.

Dans le cadre de la réforme de l'OCM vitivinicole adoptée fin 2007, il a été décidé d'aligner autant que possible les pratiques oenologiques autorisées dans l'Union européenne sur celles admises au niveau international, notamment à travers les normes élaborées par l'Organisation internationale de la vigne et du vin.

C'est sur cette base que la Commission européenne a présenté, à l'automne 2008, deux projets de règlements d'application : le premier porte sur les pratiques oenologiques, le second traite notamment des règles d'étiquetage.

Dans le cadre du règlement d'application relatif aux pratiques oenologiques, la Commission a proposé de lever un certain nombre de restrictions, afin que les producteurs de l'Union européenne soient dans les mêmes conditions que leurs concurrents des pays tiers. Elle a ainsi proposé des évolutions, souhaitées par les professionnels français et conformes aux orientations retenues dans le cadre du plan quinquennal de modernisation de la filière vitivinicole française adopté le 29 mai 2008, notamment sur la désalcoolisation et l'utilisation de copeaux.

C'est également dans ce cadre qu'elle a proposé l'autorisation du "coupage" des vins rouges et blancs sans indication géographique pour obtenir du vin rosé. La pratique du "coupage" est déjà autorisée pour les vins d'appellation comme le Champagne rosé ou pour des vins d'appellation de couleur identique (pratique de l'assemblage). La Commission a jugé que le maintien de l'interdiction pour les vins de table devenait une discrimination négative à l'encontre des producteurs communautaires. En effet, la pratique du mélange rouge-blanc est utilisée aux Etats-Unis ou en Australie et ces produits se retrouvent déjà largement sur le marché communautaire.

Les positions de la profession vinicole européenne, comme celles des professionnels français ont été très contrastées, les uns y étant favorables, les autres opposés.

Dans ce contexte, la France a fait connaître à la Commission son opposition sur la levée de l'interdiction actuelle.

Dès janvier, la position a été d'exiger que la question du coupage soit résolue de façon satisfaisante. C'est le sens de l'avis et des réserves que la France a émis le 27 janvier dans le cadre d'une consultation sans valeur de vote. La Commission s'étant alors engagée à rechercher une solution sur cette question, la France n'a pas fait obstacle à la transmission du projet de texte à l'Organisation Mondiale du Commerce, qui d'après les règles de procédure dispose de 3 mois pour examiner le texte avant que celui-ci ne soit à nouveau soumis aux Etats membres pour que ceux-ci se prononcent.

Michel BARNIER a réaffirmé par deux fois cette opposition à la Commissaire européenne Mariann Fischer Boel.

Dans sa réponse, la Commissaire indique expressément qu'"à ce stade, aucune décision définitive n'a été prise sur la levée de l'interdiction du coupage entre vin blanc et vin rouge" et souligne sa volonté de "trouver une solution acceptable pour le secteur du vin".

La Commission a proposé de répondre à la demande française en réglementant l'étiquetage facultatif des vins de table rosés. Elle a proposé d'identifier par un étiquetage spécifique le "rosé traditionnel" (vin rosé issu de macération ou de fermentation, sans coupage), et le "rosé de coupage" pour les produits élaborés par mélange. Ces mentions peuvent être rendues obligatoires au niveau nationale, et un terme autre que "traditionnel" pourra être retenu si les producteurs le souhaitent.

Ces dispositions relatives à l'étiquetage ont été soumises à une consultation en comité de gestion du 24 mars 2009. La France s'est abstenue sur ce projet, en rappelant son opposition à la levée de l'interdiction du coupage des vins de table rouges et blancs. Cette abstention a été de nature à éviter à la France d'être marginalisée. Un avis négatif aurat en effet signifié la fin des possibilités de discussion bilatérale avec la Commission sur ces questions d'étiquetage.

Là encore, il ne s'agissait aucunement d'un vote formel mais de l'émission d'un avis préliminaire des Etats Membres. A l'issue des recueils d'avis sur les deux règlements, il est gardé l'entière liberté d'appréciation lorsque ceux-ci feront l'objet d'un vote formel.

La France reste opposée à ces projets de règlements en leur état actuel, en raison de la levée de l'interdiction de coupage proposée. Une telle décision pourrait en effet remettre en cause l'équilibre économique de la filière des vins rosés et elle n'assure pas la bonne information du consommateur.

La Commission demeure très fermée sur la possibilité d'aller au-delà de sa dernière propositio, et elle considère que la France est isolée sur cette question. De manière générale, la Commission ne veut pas rouvrir la négociation sur les pratiques oenologiques. En effet, plusieurs Etats membres pourraient souhaiter revenir sur d'autres points entérinés, ce qui pourrait d'ailleurs se faire aux dépens des intérêts français. Cela entraînerait également un dérapage du calendrier faisant risquer à l'Union européenne de se trouver sans cadre réglementaire pour les pratiques oenologiques au 1er août prochain, date à laquelle le cadre actuel est abrogé.

Néanmoins, lors d'un contact avec Mariann Fischer Boel le 6 avril dernier, Michel BARNIER a obtenu le report au 19 juin 2009 du vote des deux projets de règlements. Il ne s'agit pas d'une mesure dilatoire. En l'absence d'une minorité de blocage sur ce projet de texte, l'alternative était de voter contre le texte le 27 avril, ce qui aurait privé d'un délai supplémentaire pour tenter d'obtenir une modification du règlement.

Ce report du vote permet de poursuivre le dialogue avec la Commission et nos partenaires. Le possible est fait pour faire bouger les lignes.

C'est une action qui est menée en confiance avec les représentants des producteurs qui ont été associés depuis le début du processus il y a plusieurs mois, et que Michel BARNIER a réuni encore le 20 mai dernier. Conscients des risques d'un vote précipité qui aurait abouti à l'adoption irréversible du texte, les représentants des producteurs ont partagé la stratégie proposée. En accord avec eux, les délais supplémentaires soivent servir à avancer en concertation sur les études de l'impact économique qu'aurait l'autorisation du coupage, la faisabilité d'une définition technique du vin rosé basée sur des méthodes d'élaboration excluant l'assemblage de vins rouge et blanc et la recherche de soutien des organisations professionnelles des autres Etats membres, sans lequel le rapport de froce restera en notre défaveur.

Deux ans d'action à l'international

Dès son élection à la Présidence de la République, Nicolas SARKOZY a voulu que la France reprenne toute sa place dans les affaires du monde. La politique étrangère menée depuis deux ans par le chef de l'Etat, Bernard KOUCHNER et l'ensemble du gouvernement de François FILLON, a permis de rendre la France plus présente et plus influente sur la scène internationale. Ce que nous voyons aujourd'hui, c'est une France qui assume ses responsabilités et s'engage partout où elle peut être utile pour aider à trouver des solutions ; c'est une France qui agit, qui innove, qui est un acteur majeur face aux crises et aux grands défis de notre temps ; c'est une France qui propose sa vision au monde, celle d'un nouveau multilatéralisme, plus juste et plus solidaire.

La rénovation de notre politique étrangère s'est traduite par des réorientations majeures de notre diplomatie, qui sont autant de ruptures. Nous avons d'abord repris toute notre place au coeur de l'Europe et au sein de notre famille occidentale. Nous sommes redevenus un acteur majeur au Proche et au Moyen-Orient. Nous avons refondé nos relations avec l'Afrique et construit de nouveaux partenariats avec les grands pays émergents, sans lesquels nous ne pourrons relever aucun des grands défis auxquels le monde est confronté. Plus que jamais notre pays joue un rôle moteur dans le monde pour faire face à tous les défis globaux, à commencer par le réchaffement climatique. Enfin, comme il s'y était engagé, le Président de la République a remis la défense de nos valeurs et les droits de l'Homme au coeur de notre politique étrangère.
 

L'USAP en finale

Devant plus de 20 000 catalans déchaînés, dans un stade rouge et jaune, qui ont porté leur équipe quatre vingt minutes durant, les sang et or ont confirmé leur statut de leader en menant toute la partie face à des Parisiens toujours aussi difficiles à jouer sur ce genre de match.
Le coup de sifflet final a délivré tout un peuple qui peut désormais rêver de ramener le bouclier en Catalogne.

Samedi 6 juin, les Catalans seront au Stade de France pour affronter les Clermontois et gagner cette finale.

François CALVET, présent à Lyon, sera bien sûr, présent à Paris pour supporter l'USAP.










 

Dotation par l'Etat d'une subvention en faveur de l'artisanat et le commerce pour les communes de Catllar et Matemale

Dans un courrier adressé à François CALVET en date du 19 mai dernier, Hervé NOVELLI, Secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme et des Services, l'informait de l'attribution d'une subvention d'un montant de 7439 euros à la commune de Catllar au profit de la création d'un salon de coiffure et d'une subvention d'un montant de 32 836 euros pour la modernisation d'un bar installé sur la commune de Matemale.

Ces actions ont pu être enclenchées au titre du Fonds d'Intervention pour les Services, l'Artisanat et le Commerce (FISAC).

La DREPANOCYTOSE : Maladie génétique répandue et pourtant méconnue

La drépanocytose est en France la plus fréquente des maladies génétiques. Plus de 12 000 personnes, dont beaucoup d'enfants, en sont atteints dans notre pays, et entre 130 000 et 150 000 de noc compatriotes, porteurs du gène correspondant, risquent de la développer.

Pour l'OMS, pour l'UNESCO et pour l'ONU, elle occupe le quatrième rang dans leur priorités de santé publique mondiale (derrière le cancer, le virus du VIH et le paludisme).

A la fois chronique, gravement handicapante et fortement consommatrice de temps médical, la drépanocytose est aussi une maladie de l'urgence, voire de l'extrême urgence, vu la rapidité avec laquelle son évolution peut déboucher sur une défaillance vitale. Elle associe une anémie de type hémolytique avec toutes les complications inhérentes à cette condition :
- une pathologie vasculaire grave pouvant se manifester, soit par une artériopathie (l'atteinte cérébrale étant la plus préoccupante), soit des infarctus tissulaires dont la forme intra-osseuse est la manifestation la plus fréquente, et la première cause d'hospitalisation
- un rique infectieux très majoré dans les premières années de vie
- des complications variées qui ont leur génie évolutif propre (ostéonécroses, ulcère de jambe, atteintes rénales, hapatiques ou cardio-respiratoires...)

Le handicap croît toujours avec l'âge et l'espérance de vie est amputée de 20 à 30 ans.

Séquelle génétique du paludisme, cette maladie présente la particularité de frapper surtout les populations originaires d'Afrique (y compris celles du Maghreb) ainsi que leurs descendants parmi lesquels de nombreux ultramarins, en outre-mer comme en métropole. Cette appartenance aux minorités fait que les familles concernées, souvent socialement défavorisées, éprouvent un sentiment d'oubli voire de discrimination à leur égard. A ce ressenti s'ajoute l'injustice d'une très mauvaise prise en charge médicale de cette affection en France par rapport aux pays européens voisins où existe une diversité d'origine, les Britanniques notamment étant bien plus avancés que nous sur la question. Car des traitements efficaces et des protocoles de soins existent qui pourraient être prescrits bien plus largement qu'aujourd'hui.

Patrick KARAM, Délégué interministériel, a proposé, avec le concours des meilleurs spécialistes, un plan national d'action de grande envergure pour développer la recherche et combattre cette maladie, sur les plans aussi bien de la prévention que de la détection et de la thérapie, ainsi que pour mieux assister les patients et les familles confrontés à cette dure épreuve. Il a également fédéré les associations spécialisées (une soixantaine) dans une association unique, le Collectif "Ensemble contre la drépanocytose", présidée par Madame Jenny HIPPOCRATE-FIXY.

Mais la drépanocytose reste peu connue, du grand public comme d'ailleurs du corps médical, bien qu'elle touche deux fois plus de malades que la mucoviscidose, n'ayant pas bénéficié jusqu'à prsent du même intérêt médiatique que cette dernière. Aussi, pour sensibiliser l'opinion publique, aider les associations et accentuer la recherche très insuffisante sur cette maladie en lui donnant des moyens accrus, le Délégué interministériel organise également une grande opération appelée DREPADON qui aura lieu du 13 au 19 juin 2009. Cette période s'ouvrira le samedi 13 par une grande soirée au Zénith de Paris, sa clôture le vendredi 19 correspondant à la "journée mondiale de la drépanocytose" proclamée par l'ONU.

Cet appel à la générosité publique, sur le modèle du Téléthon, sera soutenu par l'ensemble des chaînes du groupe France Télévisions, RFO, France O et Tropiques FM étant les partenaires privilégiés. De nombreuses personnalités figureront dans le comité de parrainage. Un N° vert permettra la collecte des dons qui seront versés au Collectif "Ensemble contre la drépanocytose" puis affectés aux meilleurs projets de recherche et aux associations, la bonne utilisation des fonds recueillis étant garantie par un comité scientifique et éthique constitué à cette fin.
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